Une vive polémique agite les réseaux sociaux depuis les accusations portées par une internaute contre Raïssa Bulela, accusée d’avoir exigé de l’argent en échange d’une facilitation d’audience auprès de la Ministre de la Jeunesse et éveil patriotique, Grâce Emie Kutino. Face à ces allégations, la principale concernée a tenu à apporter un démenti ferme et détaillé.
Dans une mise au point publique, Raïssa Bulela a rejeté toute implication financière dans ses démarches.
« Je n’ai jamais demandé ni reçu d’argent pour faciliter une rencontre avec Madame la Ministre de la Jeunesse. Mon intervention s’est limitée à une démarche de bonne foi, dans le respect des procédures et des contraintes d’agenda », a-t-elle déclaré.
Elle précise également ne pas être en charge de la gestion des rendez-vous ministériels.
« Je ne suis pas chargée de faciliter des rendez-vous au cabinet de la Ministre. Toutefois, dans un contexte ponctuel lié à une activité organisée par le ministère, j’ai simplement facilité un échange informel, debout, entre la Ministre et cette dame », a-t-elle expliqué.
Raïssa Bulela soutient par ailleurs que la procédure normale devait être suivie pour toute audience officielle.
« Il était ensuite prévu qu’elle suive la procédure normale pour une éventuelle rencontre au cabinet. N’étant pas de mon ressort, je n’ai en aucun cas poursuivi cette démarche », a-t-elle ajouté.
Réagissant aux accusations de tentative de paiement, elle s’interroge sur leur crédibilité.
« Elle affirme aujourd’hui avoir été prête à donner de l’argent. Si tel avait été le cas, et si j’avais réellement été dans une telle logique, pourquoi n’aurais-je pas donné suite pour récupérer cet argent et faciliter ladite rencontre ? », a-t-elle interrogé.
La communicante dit rester attachée à l’éthique et appelle à la retenue.
« Je reste profondément attachée aux valeurs d’intégrité, de transparence et de respect des institutions. Je comprends les réactions suscitées et invite chacun à privilégier la vérification des faits afin de préserver la sérénité et la confiance. La vérité finira toujours par s’imposer », a-t-elle insisté.
Face à ces accusations, plusieurs personnalités ont pris position en faveur de Raïssa Bulela, remettant en cause la crédibilité des accusations.
Un internaute identifié sous le nom d’Ebale ya mozindo a notamment défendu la mise en cause en estimant que les accusations seraient infondées.
« Je connais personnellement mon amie Raissa Bulela comme entrepreneure et communicante. J’ai bénéficié de plusieurs connexions et opportunités venant d’elle, sans lui remettre quelque chose et sans faire face à une condition », a-t-il affirmé.
Il a également questionné les procédures administratives évoquées dans cette affaire.
« Le ministère de la Jeunesse a un cabinet dont les coordonnées sont bien connues et publics. Pourquoi ne pas saisir directement le ministre, en lieu et place de venir nous exposer des allégations sans preuve ? », a-t-il ajouté.
De son côté, Thierry Mudimbi s’est également montré sceptique face aux accusations.
« Pour ma part, j’ai déjà eu l’occasion de côtoyer Raissa Bulela, et l’image que j’ai d’elle ne correspond pas du tout à ce que vous décrivez », a-t-il déclaré.
Enfin, Joséphine Mawete a apporté un témoignage positif sur son expérience.
« J’ai déjà été facilitée par Raïssa pour échanger avec la Ministre. Elle ne m’a jamais rien demandé. Le débat suscité autour de cette question, sans preuve, ne vaut rien », a-t-elle affirmé.
Alors que les accusations continuent de circuler en ligne, le dossier suscite un débat plus large sur les pratiques de facilitation, la transparence administrative et les tensions entre diaspora et acteurs locaux. Pour Raïssa Bulela, la vérité finira toujours par s’imposer.
Lydia Mangala


