Depuis les fortes pluies de novembre dernier, l’unique voie d’accès à la Cité Verte, dans la commune de Mont-Ngafula, est devenue impraticable. Entre les érosions profondes, l’effondrement de certaines habitations et l’absence d’itinéraires alternatifs, les habitants sont contraints de multiplier les trajets en moto-taxi pour atteindre leur destination. Malgré le début timide des travaux à l’entrée Sainte-Rita, la population redoute déjà le retour des pluies d’avril.
À Kimwenza-Gare, le quotidien est devenu un véritable parcours du combattant. Après les intempéries de mi-novembre, la route principale menant à la Cité Verte s’est fortement dégradée. Une érosion majeure a littéralement coupé la voie en deux, isolant plusieurs quartiers et perturbant même l’approvisionnement en eau potable.
Un député avait d’ailleurs alerté dès janvier 2025 sur la gravité de la situation, appelant à une intervention urgente pour éviter le pire. Mais sur le terrain, les avancées restent lentes.
Les travaux de réhabilitation de cette artère essentielle, autrefois déjà en mauvais état, progressent difficilement. Une entreprise de construction chinoise, sous la supervision de l’Office des voiries et drainage (OVD), a entamé des interventions à l’entrée Sainte-Rita depuis le 26 janvier 2026. Si certaines zones, comme l’arrêt Deux-Chemins ou le quartier Nkondo, ont bénéficié d’aménagements partiels, la route demeure fragile et instable.
À l’approche de la saison des pluies, l’inquiétude monte chez les habitants. Tous redoutent une aggravation de la situation. Sans travaux solides de stabilisation des sols et de réhabilitation durable de la chaussée, les coupures de circulation pourraient devenir encore plus fréquentes.
« Nous sommes obligés de changer plusieurs motos pour arriver chez nous. C’est fatiguant et coûteux », confie un résident.
Chaque jour, des centaines d’habitants vivent dans l’angoisse et l’incertitude, espérant une solution rapide et durable avant que les pluies ne viennent aggraver une situation déjà critique.
Joëlle Luniongo


