Lors d’une séance plénière tenu ce jeudi 2 avril à l’Assemblée nationale, le député national Éric Tshikuma a porté à l’attention du Gouvernement une question d’actualité cruciale portant sur l’efficacité des mécanismes de protection de l’environnement dans le secteur minier en République démocratique du Congo.
Face à cette interpellation, la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a apporté des éléments de réponse jugés clairs par l’élu, tout en reconnaissant les défis persistants dans la mise en œuvre effective des dispositifs existants.

« Les dispositifs légaux et réglementaires de prévention des différentes formes de pollution environnementale dans le secteur minier existent. Ils sont fonctionnels, mais ils doivent être renforcés », a déclaré le député, rapportant les conclusions des échanges.
Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les institutions concernées, notamment dans une approche interministérielle plus cohérente.

Dans la même dynamique, il a salué la mise en place d’une Commission nationale ad hoc au sein du ministère de l’Environnement, conformément aux instructions du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette structure a pour mission de veiller au respect strict des normes environnementales dans les activités minières. Cependant, des insuffisances majeures demeurent.
« Nous avons bien noté la nécessité de renforcer les mesures de contrainte et de réparation à l’encontre des pollueurs », a-t-il souligné, appelant également à une clarification des rôles entre le ministère des Mines et celui de l’Environnement pour une action plus efficace.
Concernant la transparence, le député a relevé que la ministre s’est engagée à fournir un rapport exhaustif sur les entreprises minières ne respectant pas les normes environnementales, après avoir évoqué quelques cas récents de sanctions et de réparations.

Au-delà des aspects techniques et institutionnels, Éric Tshikuma a rappelé l’urgence humaine et écologique de la situation.
« Au-delà des textes et des discours, derrière chaque situation de pollution, il y a des villages, des familles, des enfants et tout un écosystème en danger », a-t-il insisté.
Pour le député, cette démarche parlementaire vise à renforcer le contrôle de l’action gouvernementale et à garantir que les engagements pris se traduisent en actions concrètes et visibles pour les populations.
« À partir de maintenant, nous serons particulièrement plus attentifs à ce que le Gouvernement relève les défis constatés », a-t-il affirmé.
Cette intervention expose les enjeux majeurs liés à l’exploitation minière en RDC, entre impératifs économiques et nécessité de protéger durablement l’environnement et les communautés locales.
Lydia Mangala


