Ce mardi 31 mars, au Mexique, la République Démocratique du Congo jouera face à la Jamaïque le match d’une vie pour son retour sur la plus grande scène planétaire après 52 ans d’attente. Dans cette atmosphère électrique, Dieumerci Mbokani, ancien international congolais et légende de la sélection lève sa voix pour guider la nouvelle génération.
Ancien capitaine emblématique et meilleur buteur de l’histoire de la sélection, DMM s’est exprimé au micro d’Afriradio RDC. Pour celui qui a tant de fois porté l’attaque congolaise, l’heure n’est plus à la gestion, mais à l’offensive totale. Invité à partager son expérience de ces rendez-vous où le destin bascule, Mbokani n’a pas fait dans la dentelle. Son message exigeant : la RDC doit imposer sa loi dès le coup d’envoi pour éviter le piège des Reggae Boyz.
« On cherche une qualification à la Coupe du monde depuis de longues années. Que nos joueurs soient concentrés, tous les Congolais sont derrière eux. Il reste un seul match, on ne peut plus passer par des calculs. On doit les attaquer », a-t-il martelé.
Connaissant bien le football anglo-saxon pour avoir évolué en Premier League, l’ancien attaquant de Monaco et d’Anderlecht a prévenu ses jeunes frères sur le défi physique qui les attend. Pour lui, la clé réside dans une efficacité clinique devant le but.
« Je connais quelques joueurs jamaïcains que j’ai croisés en Angleterre. On doit mettre beaucoup de pression dans ce match pour marquer au plus vite. Pas 1 but, mais 2… », a-t-il précisé.
Pour Mbokani, ce match face à la Jamaïque est aussi le reflet d’un rêve inabouti pour sa propre génération.
« C’était notre objectif à l’époque, mais on n’avait pas réussi », a-t-il confié avec une pointe de nostalgie, transformée aussitôt en un immense espoir pour l’équipe actuelle.
À 90 minutes d’un exploit historique, les consignes du meilleur buteur de l’histoire de la sélection sont sur la table. Mettre de l’intensité, pression constante et réalisme froid.
Si le peuple congolais, de Kinshasa à Guadalajara, n’attend voir ses ambassadeurs valider ce billet pour 2026 et mettre fin à un demi-siècle de frustration, mardi soir, sous le ciel du Mexique, les Léopards devront rugir pour s’ouvrir les portes de l’éternité.
Josaphat Mayi


