Malgré un avantage pris à l’aller, l’AS Maniema Union n’a pas réussi à franchir l’obstacle de l’USM Alger, ce dimanche 22 mars. Battus (1-0) au stade du 5-Juillet, les hommes de Papy Kimoto quittent la compétition aux portes des demi-finales, laissant un goût d’inachevé après une campagne pourtant héroïque.
La mission était claire pour les « Kambelembele Boys » : tenir bon. Forts de leur succès (2-1) obtenu à Lubumbashi, les Congolais savaient que la ferveur algérienne transformerait ce quart de finale retour en un véritable test de résilience. Malheureusement, la pression exercée par les locaux a fini par porter ses fruits.
À la 30e minute de jeu, le verrou congolais a cédé. Paradoxalement, c’est un visage bien connu qui a douché les espoirs de Kindu. Exaucia Moanda. Le capitaine de l’USM Alger, déjà buteur à l’aller, a réitéré en inscrivant l’unique but de la rencontre. Une réalisation qui, à cet instant, renversait totalement la balance en faveur des Algériens, notamment grâce à la règle du but à l’extérieur.
En seconde période, le technicien Papy Kimoto a tenté de redistribuer les cartes. Plusieurs changements tactiques ont été opérés afin d’apporter du sang neuf et chercher ce but égalisateur qui aurait propulsé Maniema Union dans le dernier carré. Sur la pelouse, le réalisme a toutefois manqué. Si l’USM Alger a affiché une maîtrise technique supérieure devant son public, le club congolais peut nourrir des regrets, notamment en raison de certaines erreurs de concentration. Malgré quelques incursions en fin de match, le score restera inchangé jusqu’au coup de sifflet final.
Avec cette élimination, la République démocratique du Congo perd son dernier représentant sur la scène continentale cette saison. Pour l’AS Maniema Union, cette défaite marque la fin d’une aventure qui restera malgré tout gravée dans l’histoire du club. Atteindre ce stade de la compétition constitue une performance notable, mais le manque d’expérience dans la gestion des grands rendez-vous à l’extérieur a pesé lourd dans la balance.
Les Unionistes devront désormais se replonger dans les compétitions nationales afin d’espérer retrouver l’Afrique dès la saison prochaine, avec l’ambition, cette fois, de transformer l’essai.
Josaphat Mayi


