Dans le cadre des efforts diplomatiques et sécuritaires en cours visant à consolider la paix et la stabilité à l’Est de la République démocratique du Congo, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a accordé une audience, ce mardi 10 février 2025, à Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix.
Au centre des échanges figurait le rôle stratégique de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) dans l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, tel que convenu dans le cadre de l’accord de paix de Washington et du processus de Doha.
La MONUSCO au cœur du mécanisme de suivi du cessez-le-feu
Jean-Pierre Lacroix a détaillé l’implication de la MONUSCO dans la mise en œuvre effective du cessez-le-feu, conformément aux résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Ces résolutions confèrent à la mission onusienne un rôle clé dans l’observation, la vérification et l’appui technique aux mécanismes convenus entre les parties prenantes, en vue de prévenir toute reprise des hostilités.
L’accent a été mis sur la nécessité d’un respect strict des engagements pris, condition essentielle pour restaurer la confiance, réduire les violences et créer un environnement propice au dialogue politique et à la stabilisation durable des zones affectées par les conflits.
Une condition essentielle pour une paix durable et le retour de l’État
Les deux parties ont souligné que la mise en œuvre effective du cessez-le-feu constitue un préalable indispensable à l’instauration d’une paix durable en RDC. Elle est également déterminante pour le renforcement progressif de la présence de l’État dans les zones longtemps marquées par l’insécurité, notamment à travers le déploiement des services publics, la restauration de l’autorité de l’État et la protection des populations civiles.
Cette audience démontre la convergence de vues entre les autorités congolaises et les Nations Unies quant à l’importance d’une approche coordonnée, associant efforts diplomatiques, sécuritaires et institutionnels, afin de mettre fin aux cycles de violences et d’ancrer la stabilité sur l’ensemble du territoire national, au bénéfice de la sécurité, de la souveraineté nationale et du bien-être des populations.
Lydia Mangala


