Dans une déclaration au ton ferme largement relayée sur les réseaux sociaux, Maxime Makengo a vivement interpellé le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa sur ce qu’il qualifie de décalage préoccupant entre les actions visibles des autorités et les véritables urgences qui affectent la capitale congolaise.
Au cœur de cette sortie, la mise en place rapide d’un dispositif de 3 000 agents routiers, saluée pour sa célérité mais critiquée pour son impact jugé limité.
« En un temps record, vous avez réussi à constituer une équipe de 3 000 agents routiers pour mener un travail qui, aujourd’hui, ne répond pas aux véritables urgences qui paralysent la capitale », a déclaré Maxime Makengo, estimant que les priorités de la population ne sont pas suffisamment prises en compte.
Insécurité croissante et sentiment d’abandon
Au-delà des embouteillages chroniques, la déclaration met surtout en lumière une insécurité grandissante qui inquiète les Kinois au quotidien. Enlèvements, vols à main armée et agressions nocturnes alimentent un climat de peur, renforcé par ce que l’orateur décrit comme une présence insuffisante et peu coordonnée de l’État sur le terrain.
« Pendant que l’on déploie des moyens visibles pour la circulation, la population vit une insécurité croissante », a-t-il insisté, appelant à une coordination renforcée entre autorités provinciales, police et services publics afin d’assurer une protection effective des quartiers et des axes stratégiques.
Mobilité urbaine : une stratégie globale attendue
La critique s’étend également à la gestion de la mobilité urbaine. Routes dégradées, éclairage public insuffisant, inondations récurrentes, absence d’espaces organisés pour les transports en commun et occupations anarchiques des voies publiques constituent, selon lui, un cocktail explosif qui favorise accidents et congestion.
« Les accidents se multiplient, révélant une absence de stratégie globale en matière de mobilité urbaine et de prévention », a-t-il souligné, plaidant pour une planification rigoureuse et durable, à la hauteur des défis d’une mégapole comme Kinshasa.
Appel à des résultats mesurables
Dans cette déclaration, Maxime Makengo va plus loin en appelant le leadership national à exiger des résultats mesurables des responsables publics. Il estime que la gestion publique ne peut plus se limiter à des initiatives symboliques, mais doit répondre aux priorités vitales des citoyens.
À ce titre, Félix Antoine Tshisekedi, en tant que garant des institutions, est interpellé par une partie de l’opinion pour s’entourer « d’acteurs compétents, engagés et capables de transformer les promesses en actions concrètes ».
Une attente forte de la population
Cette prise de parole, largement partagée et commentée, traduit un ras-le-bol citoyen face à la persistance des problèmes structurels de Kinshasa. La population attend désormais des solutions tangibles, capables d’améliorer durablement la sécurité, la mobilité et le cadre de vie dans la capitale congolaise.
Pour beaucoup, le message est clair : l’heure n’est plus aux annonces spectaculaires, mais à une gouvernance efficace, orientée vers l’impact réel et mesurable au bénéfice des Kinois.
Joséphine Mawete


