Dans le but de renforcer le plaidoyer international de la République Démocratique du Congo contre les violences sexuelles en zone de conflit, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a tenu une séance de travail, le jeudi 5 février 2026, avec la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, ainsi qu’à la Coordonnatrice des Services spécialisés du Chef de l’État en charge de la lutte contre les violences sexuelles, Chantal Yelu Mulop, à l’approche d’un important rendez-vous diplomatique que le pays s’apprête à présider.
Une préparation stratégique en vue d’un forum international majeur
Les échanges ont principalement porté sur la participation prochaine de la RDC au forum des pays signataires de l’Alliance pour la prévention des violences sexuelles, une plateforme internationale regroupant plus de vingt États et organisations.
En tant que pays président de cette Alliance, la RDC entend jouer un rôle moteur dans la coordination des actions et dans l’orientation des débats autour de la prévention, de la répression et de la réparation des violences sexuelles liées aux conflits armés.
Cette réunion a permis d’identifier les enjeux diplomatiques, politiques et institutionnels liés à cet engagement, ainsi que les messages prioritaires que la RDC portera auprès de ses partenaires internationaux, dans un contexte marqué par la persistance de ces crimes graves dans certaines régions du monde.
Actions juridiques et diplomatiques au cœur de la riposte congolaise
Au-delà du forum, les discussions ont également abordé les démarches à mener auprès des instances internationales, notamment la Cour pénale internationale et le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.
L’objectif est de renforcer la coopération judiciaire internationale et de consolider les mécanismes de lutte contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à la lutte contre la traite des personnes, considérée comme une problématique connexe nécessitant une réponse juridique adaptée. À cet effet, la préparation d’un projet de loi spécifique figure parmi les actions prioritaires envisagées, afin de renforcer le cadre légal national et d’assurer une meilleure protection des victimes.
Une volonté politique affirmée et une mobilisation élargie
Cette audience a également permis de démontrer l’importance de l’Alliance internationale pour la prévention des violences sexuelles, signée en 2022 à Londres, en présence de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi.
Des actions de plaidoyer ciblées seront intensifiées afin d’encourager d’autres pays à rejoindre cette initiative, aux côtés de la RDC, de la Libye et du Nigeria.
La République Démocratique du Congo confirme sa détermination à lutter contre l’impunité, à protéger les droits des femmes et des jeunes, et à porter une voix forte et crédible sur la scène internationale en matière de prévention et de lutte contre les violences sexuelles.
Lydia Mangala


