Dans un contexte national marqué par une insécurité persistante à l’Est de la République démocratique du Congo et par une bataille narrative intense, la parole publique engage une responsabilité majeure : celle de ne jamais transiger avec les intérêts supérieurs de la nation. C’est précisément sur ce terrain que s’inscrit l’intervention du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, dont la position tranche par sa constance et sa clarté.
Réagissant aux débats suscités par certaines prises de position jugées ambiguës sur le mouvement armé du M23, Jeannette Zola a rappelé une ligne de fracture essentielle dans la vie politique congolaise : face à la menace contre l’intégrité territoriale et à la souffrance des populations civiles, il n’existe pas de neutralité acceptable. « En politique, on choisit toujours le camp de la nation », martèle-t-elle, dénonçant toute tentative de relativisation ou de justification d’un groupe armé responsable de crimes graves, notamment contre les femmes dans l’Est du pays.
Dans cette séquence, Patrick Muyaya apparaît comme l’une des rares voix à maintenir un discours cohérent, fidèle à une ligne patriotique assumée. Depuis son entrée en politique, souligne Jeannette Zola, le ministre n’a jamais varié dans sa défense de la souveraineté nationale, refusant toute complaisance envers des acteurs ou des discours qui banaliseraient la violence armée ou chercheraient à la recycler politiquement.
À l’inverse, certaines figures de l’opposition sont pointées du doigt pour ce qui est perçu comme un reniement de leur propre histoire politique. Le cas de Matata Ponyo est ainsi évoqué comme emblématique d’une dérive sans boussole nationale : ancien responsable gouvernemental lors des attaques du M23 en 2012, il se retrouve aujourd’hui accusé de tenir un discours indulgent, voire justificatif, à l’égard de ce même mouvement, soutenu par le Rwanda.
Pour Jeannette Zola, la sortie médiatique de Matata Ponyo, notamment sur TV5 Monde, relève davantage d’une stratégie de victimisation que d’un exercice de vérité. Elle rappelle, à charge, plusieurs dossiers controversés de sa gestion passée de Bukangalonzo à Congo Airways pour souligner ce qu’elle considère comme une absence totale de légitimité morale à donner des leçons à la nation.
Dans ce climat de polémiques, Patrick Muyaya n’aurait, selon elle, fait que « dire la vérité ». Une vérité brutale, parfois inconfortable, mais nécessaire : on ne peut défendre la République tout en ménageant des forces qui ensanglantent son territoire. Encore moins instrumentaliser des voix, y compris féminines, pour relayer des discours politiques jugés indécents, alors que d’autres femmes, à l’Est, subissent viols, massacres et déplacements forcés.
Au-delà des personnes, l’enjeu est clair : la mémoire nationale, la cohérence politique et le respect dû aux victimes. En s’y tenant sans détour, Patrick Muyaya incarne, aux yeux de ses soutiens, une parole d’État qui refuse les arrangements et rappelle que certaines lignes celles de la souveraineté, de la vérité et du sang versé ne se négocient pas.
La rédaction


