La République démocratique du Congo est en deuil. Roland-Gilbert Lumumba Okito, député national honoraire et fils cadet du Premier ministre Patrice-Émery Lumumba, figure emblématique de l’histoire politique congolaise, s’est éteint, laissant derrière lui l’image d’un homme profondément attaché aux valeurs de patriotisme, de dignité et de souveraineté nationale.
Un engagement constant pour la mémoire de Patrice-Émery Lumumba
Nationaliste convaincu et homme d’expérience, Roland-Gilbert Lumumba Okito s’est distingué par son implication active dans les démarches historiques ayant conduit à la restitution par le Royaume de Belgique de la relique de la dent du héros national Patrice-Émery Lumumba.
Il a également joué un rôle déterminant dans l’organisation de la cérémonie officielle d’inhumation à Onalua, dans la province du Sankuru, un moment fort de recueillement et de réconciliation avec l’histoire nationale.
À travers cet engagement, il a contribué à la préservation de la mémoire collective et à la reconnaissance du sacrifice du père de l’indépendance congolaise.
L’hommage solennel du Président de la République
Face à cette disparition, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exprimé, au nom de la Nation congolaise, ses condoléances les plus émues à la famille Lumumba ainsi qu’aux proches de l’illustre disparu.
Le Chef de l’État a salué la mémoire d’un homme dont le parcours et l’engagement ont contribué à renforcer l’ancrage de la mémoire nationale, tout en rappelant l’importance de transmettre aux générations futures l’héritage des figures fondatrices de la République.
Dans son message, le Président de la République a invité l’ensemble du peuple congolais à garder une pensée pieuse pour le repos éternel de l’âme de Roland-Gilbert Lumumba Okito, soulignant la portée symbolique de son action et son attachement indéfectible à la nation.
La disparition de Roland-Gilbert Lumumba Okito marque ainsi la perte d’un témoin engagé de l’histoire congolaise, mais son combat pour la mémoire, la dignité et la justice demeure ancré dans la conscience collective du pays.
Lydia Mangala


