Cent jours après son investiture, le Conseil national de la jeunesse (CNJ) a choisi la voie de la redevabilité et de la transparence. Le samedi 24 janvier 2026, à Kinshasa, le bureau du CNJ, conduit par son président Claude Mbuyi, a présenté à l’opinion nationale et internationale le bilan de ses cent premiers jours d’exercice, lors d’une soirée de gala organisée dans la salle Show Buzz.
Investi le 4 octobre 2025 par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le bureau du Conseil national de la jeunesse entend incarner une nouvelle dynamique de gouvernance participative, plaçant la jeunesse au cœur de l’action publique et du développement national.
Une cérémonie de redevabilité à forte portée symbolique
La rencontre, à la fois solennelle et conviviale, a réuni députés nationaux, membres du gouvernement, partenaires techniques et financiers, représentants d’organisations de jeunesse ainsi que plusieurs figures de la société civile. Au centre de la cérémonie : la présentation d’un reportage de fond retraçant les principales réalisations du CNJ durant ses cent premiers jours.
Ce moment de reddition de comptes a été conçu comme un exercice civique et démocratique, fidèle aux principes de bonne gouvernance. « Il était de notre devoir, en tant que représentants élus de la jeunesse, de revenir devant elle pour rendre compte », a rappelé le président du CNJ, soulignant la légitimité populaire de son mandat.
Des actions concrètes au service de la jeunesse
Le bilan présenté met en lumière une série d’actions structurantes, traduisant une volonté d’impact rapide et mesurable. Parmi les initiatives phares figurent :
• des programmes d’insertion professionnelle et d’employabilité des jeunes ;
• des formations axées sur les métiers du numérique et les compétences d’avenir ;
• le renforcement des capacités institutionnelles du CNJ ;
• la relance de la diplomatie du CNJ sur la scène internationale ;
• des actions de plaidoyer en faveur des droits et de la participation des jeunes ;
• des campagnes de sensibilisation à l’éveil patriotique et à la cohésion nationale.
Autant d’actions qui positionnent le CNJ comme un acteur stratégique d’accompagnement, de mobilisation et de représentation de la jeunesse congolaise, en phase avec les priorités nationales de développement.
Cap sur 2026 : une jeunesse au cœur de la gouvernance
Au-delà du bilan, la soirée a également servi de cadre à l’échange de vœux et à la présentation des perspectives pour l’année 2026. Le bureau du CNJ a réaffirmé son ambition de consolider les acquis et d’intensifier les programmes d’autonomisation des jeunes, tout en renforçant les partenariats stratégiques, tant au niveau national qu’international.
La Présidence du CNJ a, par ailleurs, exprimé sa gratitude aux institutions et partenaires ayant accompagné cette dynamique, notamment les députés nationaux, les membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers, la Fondation Lisette Kabanga, ainsi que l’ensemble des leaders de jeunes pour leur soutien constant.
L’interview du Président : un appel à l’engagement collectif
En marge de l’événement, le président du CNJ a accordé une interview de fond, revenant sur le sens et la portée de cette démarche de redevabilité.
« Il faut retenir qu’il nous a été responsabilisé par la jeunesse congolaise à travers une élection. Cent jours après, la logique voudrait que nous présentions un bilan : ce que nous avons fait et ce que nous comptons faire pour l’agenda 2026. C’est un exercice civique et démocratique, inscrit dans la bonne gouvernance », a-t-il déclaré.
Claude Mbuyi a également insisté sur l’ouverture du CNJ aux critiques constructives :
« Nous attendons des observations, des contributions et des appuis afin d’améliorer notre action stratégique sur le terrain ».
S’agissant des priorités 2026, il a identifié trois piliers majeurs : la mobilisation de la jeunesse autour de la cohésion nationale et du patriotisme, notamment dans le contexte sécuritaire actuel ; la promotion de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes ; et le développement du leadership ainsi que de la gouvernance participative.
« Notre objectif est clair : faire en sorte que l’action de la jeunesse soit au centre du développement durable du pays et que les problématiques de la génération soient au cœur de la gouvernance nationale », a-t-il affirmé.

Enfin, le président du CNJ a lancé un double message. Au gouvernement, il a sollicité un accompagnement technique et financier à la hauteur des défis auxquels la jeunesse est confrontée. À la jeunesse congolaise, il a adressé un appel à la résilience et au patriotisme :
« Les jeunes doivent être debout, déterminés et engagés pour défendre l’intégrité de notre territoire. Aucune portion de nos terres ne peut être cédée ».
Par cet exercice de transparence et de projection, le Conseil national de la jeunesse s’affirme comme un cadre fédérateur et crédible, résolument engagé à traduire les aspirations de la jeunesse congolaise en actions concrètes, en cohérence avec la vision du Chef de l’État.
Lydia Mangala


