En marge du Forum économique mondial de Davos 2026, la République démocratique du Congo a fait entendre sa voix sur les grandes questions mondiales liées à l’éducation, à la santé et à l’innovation.
Représentant le secteur éducatif congolais aux côtés du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a pris part à plusieurs panels stratégiques inscrits dans l’agenda World Woman Davos.
À travers ses interventions, elle a mis en lumière la vision de la RDC pour une transformation éducative inclusive, appuyée par la technologie et indissociable des enjeux de santé et d’égalité.
Éducation, santé des femmes et capital humain : un lien indissociable
Ce vendredi 23 janvier 2026, Raïssa Malu a participé à une discussion de haut niveau consacrée au thème : « La santé des femmes est un investissement à long terme dans des sociétés fortes, des économies résilientes et du capital humain ».
Cette rencontre a réuni des femmes leaders venues du monde entier pour réfléchir aux leviers structurels du développement durable.
Lors de ce panel, la ministre d’État a insisté sur la situation des filles, des écoles et des environnements fragiles dans lesquels l’apprentissage demeure un défi quotidien. Elle a souligné que la santé et l’éducation ne peuvent être pensées comme des systèmes parallèles, mais comme des piliers intimement liés.
Pour Raïssa Malu, investir dans la santé des filles est une condition essentielle pour garantir leur maintien à l’école, leur réussite éducative et, à terme, leur pleine contribution au développement des sociétés.
« Si vous n’avez pas de filles ou de femmes bien éduquées et en bonne santé, nous ne pouvons alors pas parler d’innovation et d’investissement. La santé des filles est la condition sine qua non pour que les écoles remplissent la promesse de mobilité sociale, de communautés prospères et de paix », a-t-elle déclaré, rappelant l’urgence d’une approche intégrée des politiques publiques.
Une intelligence artificielle inclusive au service de l’éducation
Dans la soirée du 22 janvier 2026, la ministre d’État est intervenue lors d’un autre panel consacré à l’intelligence artificielle inclusive appliquée au secteur éducatif. À cette occasion, elle a présenté la vision de la RDC en matière d’intégration des technologies dans l’éducation, en mettant l’accent sur l’équité, l’accessibilité et l’adaptation aux réalités locales.
Raïssa Malu a plaidé pour une utilisation responsable et inclusive de l’IA, capable de réduire les inégalités éducatives, d’améliorer la qualité de l’apprentissage et de renforcer les compétences des apprenants, notamment dans les contextes les plus vulnérables. Elle a également mis en avant la nécessité de former les enseignants, de protéger les données des apprenants et de veiller à ce que les innovations technologiques servent avant tout le développement humain.
À travers ces différentes interventions à Davos, la RDC s’est positionnée comme un acteur crédible et engagé dans la transformation éducative à l’échelle mondiale. En portant un discours axé sur l’inclusion, le capital humain et la technologie au service du progrès social, la ministre d’État Raïssa Malu a contribué à renforcer la visibilité du pays et à inscrire l’éducation congolaise dans les grands débats internationaux sur l’avenir des sociétés.
Lydia Mangala


