Portée par la gratitude et l’espoir, la visite en République Démocratique du Congo de Son Altesse Royale Sophie, Duchesse d’Édimbourg, a été l’occasion de renforcer le plaidoyer pour la justice, la protection et l’autonomisation des femmes et jeunes filles congolaises, notamment celles affectées par les violences basées sur le genre en contexte de conflits armés.
Cette visite fait suite aux échanges tenus en mars 2025, en marge de la CSW69 à New York, au cours desquels la Duchesse Sophie avait rencontré des survivantes et défenseures des droits humains, ainsi que des représentants de missions permanentes auprès de l’ONU.
Une mission de terrain pour témoigner et plaider

Lors de sa deuxième visite en RDC, Son Altesse Royale s’est rendue dans plusieurs lieux clés :
– À la Maison d’Aide Sociale (MAS) de Afia Mama ASBL
Un lieu d’accueil pour des survivantes de viols de masse, notamment liés à l’évasion de la prison de Makala, et pour des femmes défenseures des droits humains déplacées.
Les échanges ont porté sur la nécessité de justice et réparations pour les survivantes, le suivi psychosocial et la réinsertion socioprofessionnelle, le financement urgent du programme Protection Intégrée et Résilience des Défenseurs des Droits Humains (PIR-DDH), incluant sécurité, assistance juridique, relogement et résilience.
– À l’Espace Bilembo
Rencontre avec des femmes activistes de paix à l’occasion des 25 ans de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Un plaidoyer fort a été mené pour l’urgence d’une paix durable, des processus inclusifs impliquant les femmes et un financement dédié pour soutenir la participation des femmes et jeunes femmes dans la consolidation de la paix.
Appels aux autorités et aux partenaires

« Renforcer la participation des médiatrices et activistes de paix aux processus en cours, appuyer les OSC féminines comme Afia Mama, consolider les mécanismes de protection et de résilience des défenseurs des droits humains déplacés et accompagner les survivantes des violences basées sur le genre », a rappelé Anny T. Modi au sujet les attentes envers les autorités.
Elle a souligné que ces actions se poursuivent actuellement sans un soutien suffisant de l’État, appelant à des engagements concrets et durables, notamment le renforcement des financements, l’accompagnement psychosocial, l’accès à la justice réparatrice, la réinsertion socioprofessionnelle et la protection des défenseurs des droits humains.
Un message d’espoir et de solidarité

Cette visite a permis de mettre en lumière la détermination des acteurs congolais à protéger, soigner et autonomiser les femmes et filles en RDC.
« Merci à Son Altesse Royale la Duchesse Sophie pour son écoute et sa solidarité ; à Alyson King, Ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, et à son équipe ; ainsi qu’aux médias pour la couverture », s’est-elle exprimée.
Avec détermination, constance et persévérance, la lutte pour la protection des droits des femmes et filles en RDC se poursuit, portée par l’engagement des organisations de la société civile, des partenaires internationaux et des communautés elles-mêmes.
Lydia Mangala


