Coup de tonnerre sur la scène du football congolais. Le TP Mazembe n’appartient plus à l’Association des Dirigeants de Football du Congo (ADFCO). Par une lettre cinglante émise le 30 septembre 2025, le club de Lubumbashi a annoncé son retrait pur et simple et immédiat de cette structure qui rassemble les dirigeants des clubs en République Démocratique du Congo.
Dans sa correspondance, le club lushois dénonce le Silence de l’ADFCO comme argument majeur.
Le motif avancé par les Corbeaux est d’une gravité qui remet en question la légitimité et la constance de l’ADFCO. Le TP Mazembe dénonce explicitement le « silence » de l’Association face à des « violations manifestes de la feuille de route du CONOR ».
Dans la correspondance, les quintuples champions d’Afrique accusent l’ADFCO d’avoir cautionné, par son inaction, ces manquements. Le club regrette que la structure a manqué à ses engagements collectifs, notamment celui de refuser toute reprise du championnat sans élections préalables au sein de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA).
La désignation du COGES LINAFOOT, la goutte d’eau.
Le TP Mazembe pointe du doigt un exemple «flagrant» de ces violations. « La désignation des membres du COGES LINAFOOT en dehors de tout cadre électif ». Selon les dirigeants des Corbeaux, les prérogatives du CONOR (Comité de Normalisation) devraient se limiter à la poursuite des élections, et non à l’exercice d’autres pouvoirs.
Clair et sans appel, le TP Mazembe affirme que l’existence de l’ADFCO « demeure de fait et dont les agissements récents compromettent l’intérêt supérieur du football congolais ».
« Fidèle à ses valeurs, le club ne saurait s’associer à une organisation dont la ligne manque de constance, de légitimité et de transparence. En conséquence, le retrait est immédiat, marquant une rupture nette et une prise de position forte contre la gouvernance actuelle du football congolais. », précisé le TP Mazembe.
Ce retrait d’un poids lourd comme le TP Mazembe, dont les décisions ont traditionnellement une incidence majeure sur la vie du football en République Démocratique du Congo, risque de fragiliser davantage l’ADFCO et d’ouvrir une nouvelle période de turbulence au sein des instances dirigeantes.
Reste à voir si d’autres clubs suivront cet exemple et quelles seront les répercussions sur la reprise et le déroulement du championnat national.
Josaphat M


