En marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part, le lundi 22 septembre 2025, à un déjeuner de travail avec une délégation du Congrès américain.
Les échanges, qui ont duré plus de deux heures, ont porté sur des questions d’intérêt commun, notamment le partenariat stratégique en cours entre Kinshasa et Washington.
Du deal à un partenariat stratégique

Abordant le sujet du « Deal » entre la RDC et les États-Unis, le chef de l’État a tenu à recadrer les discussions :
« Plus tôt qu’un deal, j’aimerais parler du partenariat stratégique entre la RDC et les USA », a-t-il déclaré.
Le président Tshisekedi a présenté les contours de cette coopération, en soulignant l’implication de l’administration américaine sous l’impulsion du président Donald Trump.
Il s’est dit confiant en l’aboutissement de ce processus, malgré les défis rencontrés, tout en appelant au respect de la résolution 2773 des Nations Unies.
Soutien des parlementaires américains

Dans une atmosphère conviviale, les parlementaires américains ont salué l’engagement du président congolais et ont réaffirmé leur volonté d’accompagner ce partenariat stratégique.
La délégation était composée notamment de Jonathan Jackson, de la commission des affaires étrangères, Ilhan Omar, présidente du groupe de travail sur la politique africaine, Gregory Meeks, membre de haut rang à la commission des affaires étrangères de la Chambre, Sheila Cherillus-McCornick, membre de la même commission et Yvette Clarke, présidente du caucus noir du Congrès américain.
Un plaidoyer pour le génocide oublié

Profitant de cette rencontre, le président
Tshisekedi a sensibilisé ses hôtes sur la situation dramatique à l’Est de la RDC, qualifiée de « génocide oublié ».
« Il est temps que la communauté internationale agisse afin de soulager la peine de mes compatriotes qui continuent à payer le lourd tribut des massacres en série », a-t-il lancé.
Ce déjeuner de travail a permis au président congolais de renforcer ses liens avec les décideurs américains et de rappeler l’urgence d’une mobilisation internationale face aux défis sécuritaires et humanitaires que traverse la RDC.
Lydia Mangala


