En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a profité d’un rendez-vous stratégique avec les médias américains et internationaux les plus influents, dont Fox News, CNN et The New York Times.
Au cours d’un échange à bâton rompu, le Chef de l’État a abordé des sujets cruciaux entre autres le processus de paix de Doha, l’accord signé avec le Rwanda, la situation sécuritaire sur le terrain et la reconnaissance du Génocide Congolais.
Un face-à-face direct avec la presse internationale

Le lundi dernier, Félix Tshisekedi a ouvert un dialogue franc et transparent avec les médias internationaux.
Lors de ce side event, organisé en marge des travaux de l’ONU, il a répondu aux questions les plus pointues sur la politique intérieure de la RDC.
Les journalistes présents ont particulièrement insisté sur le processus de paix de Doha, ses difficultés, et les derniers événements liés à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Selon le président, bien que ce processus soit porteur d’espoir, il est aujourd’hui entravé par des actions hostiles orchestrées par le Rwanda et ses alliés, notamment l’AFC/M23.
Paix et sécurité : un plaidoyer pour l’engagement international

Le Chef de l’État a réaffirmé sa confiance dans le processus piloté par l’administration américaine.
« Ce processus est essentiel pour la paix durable en RDC », a-t-il affirmé.
Il a dénoncé les massacres en série qui continuent de fragiliser les populations dans l’Est du pays, appelant la communauté internationale à exercer une pression soutenue sur les acteurs responsables.
Il a précisé que la stabilité de la région repose sur un engagement collectif pour faire respecter les accords signés, soulignant l’importance de soutenir un dialogue inclusif et transparent.
La reconnaissance du Génocide Congolais : une exigence historique

Dans un plaidoyer fort, Félix Tshisekedi a réitéré son engagement pour la reconnaissance du Génocide Congolais.
« Il est temps que la communauté internationale reconnaisse ce génocide planifié, corroboré par plusieurs rapports d’experts, y compris ceux des Nations-Unies », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette reconnaissance n’est pas seulement une question de justice historique, mais aussi une étape clé pour garantir la paix et éviter la répétition de telles atrocités.
Il a invité les Nations-Unies et les États membres à prendre conscience de la gravité de cette réalité et à agir en conséquence.
Position claire sur la scène politique nationale

Interrogé sur la récente actualité à la chambre basse du Parlement, le président Tshisekedi a été catégorique : « Il s’agit d’une cuisine interne à la chambre basse ».
Il a tenu à rappeler que ses relations avec Vital Kamerhe demeurent intactes sur le plan politique, sauf si l’intéressé décidait de rompre cette alliance.
Ce message traduit une volonté de maintenir une stabilité politique interne, même dans un contexte de débats et de tensions institutionnelles.

Entre défense de la paix, réaffirmation de la souveraineté nationale et appel à la reconnaissance du Génocide Congolais, le président a montré une détermination de faire entendre la voix de la RDC sur la scène mondiale et mobiliser la communauté internationale autour de causes vitales pour le pays.
Lydia Mangala


