Le mercredi 17 septembre 2025, l’Assemblée nationale a tenu sa deuxième séance plénière de la session ordinaire de septembre.
Cette réunion, présidée par le Premier Vice-Président, le Professeur Jean-Claude Tshilumbayi, assisté du Deuxième Vice-Président Christophe Mboso Nkodia, avait un seul point à l’ordre du jour : l’installation d’une Commission spéciale et temporaire chargée d’examiner les pétitions visant cinq membres du Bureau de la Chambre basse.
Cinq membres du Bureau visés par les pétitions

Les personnalités concernées par ces démarches sont :
– le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe ;
– le Rapporteur, Jacques Djoli ;
– la Rapporteur adjointe, Dominique Munongo ;
– la Questeure, Chimène Polipoli ;
– la Questeure adjointe, Grâce Neema.
La procédure, déclenchée à travers des pétitions parlementaires, vise à examiner la gestion et la responsabilité de ces membres dans l’exercice de leurs fonctions.
Un cadre légal prévu par le Règlement intérieur

Conformément à l’article 31, alinéa 4, du Règlement intérieur, la direction de cette séance ne pouvait revenir à aucun des membres visés par les pétitions.
C’est ainsi que le Premier Vice-Président, Jean-Claude Tshilumbayi, non concerné par la procédure, a conduit les débats, aux côtés du Deuxième Vice-Président Christophe Mboso Nkodia.
Cette disposition vise à garantir l’impartialité et le respect des règles internes de fonctionnement de l’institution.
Une Commission au rôle déterminant
La Commission spéciale et temporaire installée aura pour mission principale d’examiner en profondeur les pétitions introduites, d’entendre les différentes parties concernées et de produire un rapport objectif qui sera soumis à l’Assemblée plénière.
Son rôle est essentiel, car il doit permettre de vérifier le bien-fondé des accusations portées contre les membres du Bureau et d’éclairer les députés avant toute décision.
Un moment politique sensible
L’installation de cette Commission ouvre une séquence institutionnelle délicate à l’Assemblée nationale.
Les conclusions attendues pourraient influencer la stabilité interne du Bureau et, par ricochet, la dynamique de la Chambre basse.
Ce processus, inédit par son ampleur, place l’Assemblée devant un test démocratique et institutionnel majeur, à savoir concilier transparence, responsabilité et respect des équilibres politiques.
Lydia Mangala


