Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont apporté dimanche 14 septembre 2025 un démenti formel aux allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Chef d’État-Major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, aurait fui lors d’une mission officielle à Uvira (Sud-Kivu).
Ces rumeurs trouvent leur origine dans une vidéo publiée le samedi 13 septembre 2025 par le vidéaste Honoré Kabongo Tshibundi, qui insinuait que le haut gradé militaire aurait quitté précipitamment le terrain.
« Une tentative désespérée »
Dans un communiqué signé par le général-major Efonmi Ekenge, porte-parole de l’armée, les FARDC ont dénoncé une « tentative désespérée » visant à dresser les forces régulières contre les milices locales Wazalendo, partenaires militaires dans la lutte contre les groupes armés.
L’armée a précisé que le général Jules Banza n’a jamais occupé la fonction de « commandant suprême adjoint », un poste inexistant dans l’organigramme militaire congolais.
Contrairement aux insinuations, il serait resté à Uvira après le départ de la délégation officielle, où il a conduit plusieurs réunions stratégiques « en toute discrétion et dans le respect des règles établies ».
Un contexte sécuritaire tendu
Cette mise au point intervient alors que l’Est du pays fait face à des tensions persistantes, notamment avec les offensives du M23 et d’autres groupes armés qui continuent de déstabiliser les provinces du Nord et Sud-Kivu.
La mission d’Uvira avait précisément pour objectif de renforcer la coopération entre les FARDC et les milices Wazalendo dans le cadre de la défense du territoire.
Appel à la responsabilité
Les FARDC ont appelé les citoyens et les acteurs médiatiques à la plus grande prudence dans la diffusion d’informations liées à la sécurité nationale.
Selon l’armée, la propagation de fausses nouvelles met en péril la cohésion nationale et risque d’affaiblir l’efficacité opérationnelle des forces de défense dans leur mission première : protéger l’intégrité du territoire et la population.
« Les questions de défense et de sécurité ne se traitent pas devant tout le monde et encore moins sur la place publique », rappelle le communiqué, soulignant que la guerre de l’information fait partie des défis auxquels la RDC doit aussi faire face.
Lydia Mangala


