Délivrées hier, le 15 septembre 2025, elles avaient pour but, selon mon entendement, de jeter de la lumière sur la lumière pour un rayonnement plus grand de l’excellence congolaise. Pari atteint ?
L’idée d’une telle cérémonie est brillante et relève de la perspicacité de son penseur et initiateur, Jonathan Bilari. En effet, tant d’hommes et de femmes œuvrent dans l’ombre ou la lumière sans que jamais aucune valeur ne leur soit reconnue, comme si l’excellence, la vraie, non pas celle dont on affuble les individus gratuitement et pompeusement, par flatterie ou obligation, sans que ces derniers n’aient jamais versé la moindre sueur de mérite, non !, pas celle-là, mais l’authentique, celle de la réflexion qui produit la création, celle de la douleur qui engendre la grandeur, comme si donc, dis ai-je, l’excellence était vaine, ou tout au moins normale. Que nenni ! L’excellence est excellence et se doit d’être vue comme telle, mise sur un piédestal, admirée et proposée en exemple pour qu’elle suscite de nouvelles vocations et des défis plus grands encore.
En cela, tous les nominés, sans exception, et tant d’autres congolais non mis à l’affiche, ont été ces lumières célébrées hier soir. Les Mwinda Awards se voulaient et se veulent encore un grand brasier qui le temps d’une soirée est attisé pour que sa splendeur et le crépitement de ses flammes éclairent et rythment le monde à travers la mise en évidence de la culture et de l’excellence congolaise. Et rien que pour cela, j’adresse toutes mes félicitations aux organisateurs de ces récompenses.
Cela dit, pour ses prochaines éditions, il faudra bien que l’organisation des Mwinda Awards se drape, elle-aussi, de l’exigence d’excellence primée et promue. Car, en cette première édition, j’aurais voulu son drap plus blanc. En effet, le non-respect de l’heure de début de l’évènement, le débordement du service protocole, les limites d’un jury unique pour des catégories spécialisées d’Awards, le mutisme sur les réalisations des nominés et/ ou des lauréats, ainsi que l’opacité sur l’équilibre trouvé entre le poids du vote du jury et celui du public, sont autant de corrections à apporter aux prochaines éditions des « Mwinda Awards ».
Ceci n’est pas une critique nocive. Au contraire, elle se veut enrichissante. Le temps lui consacrée est l’expression de mes espoirs d’un passage du bon au meilleur.
« N’éteignons pas les lumières, aucune lumière. Elles sont les prémices de quelque chose de plus grand ».
Vive l’excellence congolaise !
Tony Elebe


