La création d’emplois, l’un des six engagements phares du second quinquennat du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été replacée au centre des priorités nationales lors de la dernière réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 5 seotembre 2025.
Dans son intervention, le Chef de l’État a réaffirmé la nécessité de garantir l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi et aux stages en République démocratique du Congo.
L’égalité des chances comme exigence sociale et levier de développement
Pour Félix Tshisekedi, l’égalité des chances dans le monde du travail n’est pas seulement une exigence sociale mais un levier stratégique pour transformer la RDC.
Elle s’inscrit dans sa vision d’une République moderne, inclusive et prospère, où chaque citoyen, quel que soit son parcours ou sa condition, peut accéder équitablement aux opportunités offertes par son pays.
« Garantir cette égalité, c’est consolider la confiance entre l’État et ses citoyens, renforcer la cohésion nationale et transmettre un héritage de justice aux générations futures », a-t-il souligné.
Les défis structurels qui freinent l’insertion des jeunes
Le Président Tshisekedi a identifié deux obstacles majeurs qui compromettent l’insertion professionnelle de la jeunesse congolaise entre autres :
– Le manque de transparence dans les recrutements.
De nombreuses entreprises, publiques comme privées, recrutent sans publication préalable de leurs offres. Une pratique contraire à la législation nationale, qui impose à tout employeur de déclarer les postes vacants à l’Office national de l’emploi (ONEM). Ce non-respect prive injustement une majorité de demandeurs d’emploi, surtout les jeunes, d’opportunités équitables.
– La rareté des stages académiques et professionnels.
Des milliers de jeunes diplômés ne trouvent pas de cadre pour acquérir l’expérience pratique indispensable à leur employabilité, ce qui accentue le chômage et décourage les familles d’investir dans l’éducation.
« Un pays qui ne crée pas de passerelles entre la formation et l’emploi se condamne à gaspiller son capital humain le plus précieux », a averti le Chef de l’État.
Des mesures urgentes pour inverser la tendance
Conscient de l’urgence, le Président Tshisekedi a instruit le ministre de l’Emploi et du Travail de prendre des actions prioritaires :
– Rendre effective l’obligation de publication de toutes les offres d’emploi via l’ONEM pour assurer la transparence et l’équité ;
– Mettre en synergie l’ONEM et l’Inspection générale du Travail pour un contrôle rigoureux et des sanctions contre les contrevenants ;
– Encourager les entreprises publiques et privées à accueillir davantage de stagiaires, en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur et les structures d’encadrement de la jeunesse.
Ces mesures seront accompagnées d’un dispositif de suivi et d’évaluation régulier afin d’ajuster les stratégies et de mesurer les progrès réalisés.
L’insertion professionnelle, un impératif pour l’avenir
Pour Félix Tshisekedi, l’insertion des jeunes dans le monde du travail n’est pas qu’un enjeu économique.
Elle constitue le socle de la cohésion sociale, le moteur de la croissance inclusive et le garant d’une justice intergénérationnelle.
« Chaque membre du gouvernement est tenu d’assurer un suivi attentif et de s’engager activement dans la mise en œuvre de ces orientations, dans un esprit de solidarité et de rigueur vis-à-vis du peuple », a-t-il insisté.
Un engagement chiffré et ambitieux
Lors de sa campagne pour sa réélection en décembre 2023, Félix Tshisekedi s’était fixé l’objectif de créer 6,4 millions d’emplois sur cinq ans.
Pour concrétiser cette ambition, son gouvernement entend miser sur l’intégration des très petites unités de production informelles dans le secteur formel, avec une projection de 2,6 millions d’emplois créés chaque année.
Par cette vision, le Chef de l’État veut transformer le capital humain de la jeunesse congolaise en véritable moteur de développement durable et inclusif.
Lydia Mangala


