Lors du lancement officiel du concours interuniversitaire Éloquence 360, Rody Zola, initiateur du projet, a captivé l’auditoire avec une réflexion approfondie sur l’importance de la parole et de la communication consciente chez les jeunes.
La parole comme fondement de l’action
Rody Zola a commencé son intervention en évoquant l’étude de Stroop, qui, selon lui, permet de poser un fondement inconditionnel : si l’on veut parler, et que l’on veut bien parler, en adressant les bonnes questions, alors la prise de parole doit s’apprendre.
Il a insisté sur le fait que chaque mot, chaque idée, chaque concept a le pouvoir de transformer une personne, et qu’il est donc crucial de maîtriser la communication pour influencer positivement la société.
« Avec les réseaux sociaux, tout le monde s’exprime. Tout le monde envoie sa parole n’importe comment. Trop souvent, la parole est vide de sens », a-t-il souligné, avant d’ajouter que l’objectif d’Éloquence 360 est de reprogrammer la pensée de ceux qui serviront le pays demain et de réveiller les consciences.
Une formation holistique pour les jeunes
Pour Rody Zola, le 360° d’Éloquence 360 n’est pas un simple slogan mais il représente plutôt une approche holistique de la formation à la prise de parole. Les jeunes participants apprennent à mesurer leurs propos, à savoir quoi dire, quand le dire et où le dire.

« Quand on parle en public, il existe des procédés. Aristote parle de Logos : la connaissance, Ethos : l’éthique, et Pathos : les émotions transmises derrière les mots », a-t-il expliqué.
Le projet vise ainsi à préparer les étudiants à pitcher, à s’exprimer en tant qu’entrepreneurs et communicateurs, en les guidant dans leur insertion professionnelle.
Déjà, trois masterclass avaient été organisées à Leadership Academia et à l’Université Protestante du Congo, suscitant un fort intérêt de la part des étudiants.
Le concours comme terrain pratique
Pour rendre cet apprentissage concret, Rody Zola a annoncé le lancement d’un concours interuniversitaire impliquant dix universités et autant d’étudiants.
Les participants seront évalués par des jurys d’experts à travers des débats et bénéficieront d’une incubation avec des coachs pour perfectionner leur discours. La grande finale se tiendra le 1er novembre 2025.

« Parler, c’est bien, mais bien parler, c’est encore mieux », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que ce concours représente un outil d’éveil patriotique, permettant aux jeunes de porter des mots capables de changer le narratif de la nation.
Un appel à la jeunesse
Pour conclure, Rody Zola a lancé un appel vibrant aux étudiants :
« Nous, jeunes, devons porter des mots capables de changer le narratif de notre pays », rappelant que la parole n’est pas seulement un moyen d’expression, mais une arme pour construire, convaincre et inspirer.
Lydia Mangala


