La mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base, instaurée par le Gouvernement congolais, a du mal à être bien exécutée dans certains établissements scolaires publics de Kinshasa. Des parents dénoncent des pratiques abusives, entre autres l’obligation de paiement l’acomptes élevés avant la rentrée scolaire.
Face à cette situation inquiétante et qui met à mal le niveau social de certaines personnes, un parent s’est dit consterné par les frais exigé par l’école que fréquente ses enfants. Il leur est imposé le paiement d’un acompte de 300 USD par élève, incluant l’uniforme, les chaussures, les chaussettes, le sac et la tenue de gymnastique, tous fournis par l’établissement.
« On nous exige de payer 300 USD par enfant avant la rentrée. C’est une condition obligatoire pour que nos enfants reprennent les cours », a-t-il déploré, craignant ainsi de ne pas pouvoir les renvoyer à l’école en raison du coût de la vie.
D’autres parents index du doigt la voracité de certains responsables d’écoles, accusés de contourner les directives gouvernementales en imposant des frais exorbitants à leurs profits pour confirmer les inscriptions des enfants.
De leur part, la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC, ont à travers leurs secrétaire général, Jean-Bosco Puna, invité le Gouvernement congolais à uniformiser la prime des enseignants au niveau primaire et à renforcer les mécanismes de contrôle pour garantir l’effectivité de la gratuité.
Ce dernier a réaffirmé le soutien des syndicats des enseignants à une rentrée scolaire fixée au 1er septembre, tout en lançant au gouvernement un ultimatum de trois mois pour résoudre les litiges persistants liés aux conditions des enseignants.
Ben Mandjolo


