Ce jeudi 21 août 2025, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier consacré à la mise en place de la cellule nationale de coordination pour le retour de la sécurité et de la paix durable dans les zones secouées par l’activisme des miliciens Mobondo.
Les travaux se tiennent en présence des représentants des structures étatiques, des partenaires internationaux ainsi que des autorités coutumières, avec pour ambition de bâtir un cadre solide de coopération pour enrayer ce phénomène violent.
Les provinces les plus touchées par les violences
L’activisme des miliciens Mobondo touche particulièrement l’Est de Kinshasa (plateau des Batéké) et les provinces du Kwango, du Kwilu et du Mai-Ndombe.
Né de différends coutumiers et de conflits liés à la gestion des terres, notamment entre les communautés Teke et Yaka, ce phénomène a progressivement muté en un grand banditisme rural.
Il se traduit par des actes de pillages, de rackets, de viols et de destructions massives, paralysant la vie socio-économique des régions concernées.
Ces violences ont déjà poussé des milliers de Congolais à fuir leurs villages, devenant ainsi réfugiés ou déplacés internes.
Une réponse structurée et inclusive
L’atelier lancé par le VPM Shabani vise à doter le pays d’une structure nationale de coordination, robuste et efficace, chargée de planifier, mettre en œuvre et assurer le suivi des actions de restauration de la sécurité.
Cette cellule aura également pour mission de ramener la quiétude, de restaurer l’autorité de l’État et de favoriser la réconciliation communautaire, condition indispensable pour permettre aux populations locales de reprendre une vie normale et de profiter pleinement des fruits de leur travail.
Le message du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur
Dans son allocution, le VPM Shabani a rappelé les conséquences désastreuses de cette spirale de violence sur la stabilité du pays et sur la dignité des populations.
Il a réaffirmé la ferme détermination du Gouvernement à éradiquer ce fléau, en travaillant en synergie avec toutes les parties prenantes, qu’elles soient étatiques, coutumières ou internationales.
« Restaurer l’autorité de l’État et ramener la paix durable dans ces zones, c’est garantir la survie et l’avenir de nos populations », a-t-il souligné.
Une initiative qui s’inscrit dans la vision présidentielle
Cette démarche s’inscrit pleinement dans la politique prônée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la restauration de la paix et de l’autorité de l’État une priorité nationale.
Elle se rapproche d’autres initiatives de règlement pacifique des conflits communautaires, à l’instar du forum de la Tshopo, qui avait abouti à un pacte de paix entre les communautés Mbole et Lengola.
À travers ces efforts, le Gouvernement congolais confirme sa volonté de mettre fin aux cycles de violences, de favoriser la réconciliation et d’accompagner les populations dans la reconstruction de leur avenir.
Lydia Mangala


