C’est à Kananga, dans la province du Kasaï Central, que le FONAREV a entamé une nouvelle phase de son engagement pour la justice réparatrice en République Démocratique du Congo.
Le mardi 29 juillet 2025, la structure a officiellement lancé l’opération d’identification des victimes des violences survenues dans l’espace Grand Kasaï, en présence des représentants officiels des cinq provinces concernées.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de rétablissement des droits, de reconnaissance des souffrances et de construction d’une mémoire collective tournée vers la réconciliation.
Un acte fort, dans un lire eu symbolique

Le choix de Mulombodi, localité marquée par des exactions graves lors des conflits passés, n’est pas anodin. C’est dans cette communauté que la cérémonie a été organisée, soulignant la dimension mémorielle de cette démarche.
Le lancement a rassemblé les gouverneurs ou leurs délégués venus des provinces du Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Haut-Lomami et Sankuru, tous unis autour d’un objectif commun, celui de faire émerger la vérité et réparer les préjudices.
Les attentes des communautés locales

En marge de cette cérémonie, les habitants ont été invités à s’approprier le processus mis en place. Des simulations du dispositif d’identification ont été réalisées sur le terrain, permettant aux populations d’en comprendre le fonctionnement.
Ces moments d’interaction ont également été l’occasion pour les victimes et leurs proches d’exprimer leurs espoirs : justice, reconnaissance, accompagnement psychosocial, mais surtout réparation concrète.
« Nous avons souffert, mais aujourd’hui, nous voulons être reconnus et aider à reconstruire notre avenir », a confié une femme ayant perdu plusieurs membres de sa famille durant les violences.
Un signal d’espoir pour le Grand Kasaï

Pour le FONAREV, cette opération n’est que le début d’un vaste programme visant à identifier, écouter et réparer. À travers cette démarche, l’État congolais veut montrer qu’aucune douleur n’est oubliée et que chaque victime a droit à la justice.
La mission d’identification se poursuivra dans les autres localités concernées, avec le concours des autorités locales, des organisations de la société civile et des partenaires techniques.
En allant à la rencontre des communautés et en écoutant leurs récits, le FONAREV veut faire de la justice réparatrice une réalité tangible. Une démarche attendue, nécessaire et porteuse d’espoir pour la reconstruction sociale et humaine d’une région longtemps meurtrie.
Lydia Mangala


