Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Fonds National des Réparations des Victimes ( FONAREV) organise, le 2 août prochain, la Journée de commémoration du Genocost pour honorer la mémoire des millions de Congolais morts ou disparus dans un conflit silencieux, longtemps ignoré par la communauté internationale.
Un drame humain et économique
Le terme Genocost, contraction de « génocide » et « coût », désigne les massacres de masse, les violences sexuelles, les déplacements forcés et l’exploitation brutale des ressources naturelles du Congo, orchestrés depuis plusieurs décennies au nom de profits économiques.
Ce génocide congolais, commis dans une relative indifférence mondiale, a laissé derrière lui des millions de morts, des familles détruites, des communautés décimées, et une mémoire nationale marquée par la douleur.
Mémoire, dignité et reconstruction
« Ne pas oublier, ne jamais répéter, commencer à guérir. » Tel est le mot d’ordre de cette journée de recueillement, qui se tiendra au Mémorial de Kinshasa.
C’est un moment pour se souvenir des victimes, mais aussi pour rendre hommage aux survivant(e)s, ainsi qu’à celles et ceux qui leur ont porté secours, médecins, journalistes, humanitaires, familles, anonymes, Congolais ou étrangers, unis par l’humanité.
Cette commémoration est également un acte de résilience : face à l’oubli, le Congo affirme sa mémoire ; face à l’injustice, il appelle à la reconnaissance ; face au silence, il élève la voix de ses martyrs.
Une lutte pour la reconnaissance et la justice
Depuis plusieurs années, des voix s’élèvent pour réclamer la reconnaissance du Genocost comme crime contre l’humanité, tant au niveau national qu’international.
Cette journée du 2 août s’inscrit dans cette dynamique de vérité et de justice. Elle appelle à une réparation morale, historique et symbolique en faveur des victimes.
Un appel à l’unité
La journée du Genocost est un appel à l’unité nationale et à la solidarité collective. Elle invite tous les citoyens à reconstruire ensemble, à faire face au passé pour mieux bâtir l’avenir.
À travers des temps forts de témoignages, de prières, de cérémonies et d’expositions, c’est toute une nation qui s’élève pour dire : « Nous n’oublions pas ».
Lydia Mangala


