Une trentaine d’artistes, slameurs, danseurs, rappeurs, chanteurs, humoristes, designers et peintres, se sont retrouvés à l’Institut de la CILU, à Lukala, le temps d’un échange inédit avec Cécile Djunga, nouvelle directrice du Centre Wallonie-Bruxelles.
L’objectif de cette rencontre était de réfléchir à l’organisation d’une filière culturelle structurée, pour accompagner la carrière des créateurs de la région.
Valoriser la structuration plutôt que l’importation
Pour Cécile Djunga, la réponse au manque de visibilité et de soutien ne se trouve pas à Kinshasa, mais bien sur place.
Elle a plaidé pour la constitution de collectifs d’artistes et la mise en place d’une structure capable de porter leurs projets.
Forte de l’expérience de Wallonie-Bruxelles, soutien aux écoles, appui à des artistes et organisation de festivals tels que la Rumba Parade, la nouvelle directrice a souligné l’importance de décentraliser les actions culturelles et de partir à la rencontre des talents provinciaux.
Sélection locale et tremplin provincial
L’un des moments clés de l’après-midi a été la compétition de slam, qui a permis à quatre jeunes de concourir pour représenter Lukala et Kimpese à la finale provinciale.
Après délibération du jury, Smith Slamoff a été choisi pour porter la voix de sa localité à Matadi le samedi 5 juillet.
L’artiste prometteur a confirmé que cette opportunité lui donnera l’élan nécessaire pour affirmer sa créativité sur la scène régionale.
Le rôle moteur du Cercle du Savoir
À l’initiative de cette journée, le Cercle du Savoir a joué un rôle de facilitateur en coordonnant le partenariat entre le Centre Wallonie-Bruxelles, l’Institut de la CILU et les acteurs culturels locaux.
Son président, Joyeux Ngoma, a rappelé que son organisation n’invente rien de nouveau, mais fédère et projette des talents existants.
Grâce à son intervention, plusieurs artistes ont pu nouer des collaborations et envisager des projets communs, posant ainsi les bases d’un véritable réseau culturel à Lukala.
La région s’apprête déjà à accueillir un festival en septembre et à publier un recueil collectif de nouvelles réalisé par les élèves de l’Institut de la CILU.
Forte de ce lancement, la dynamique impulsée par le Centre Wallonie-Bruxelles et le Cercle du Savoir laisse entrevoir une structuration durable de la filière artistique à Lukala, capable d’attirer de nouveaux partenariats et de renforcer l’identité culturelle locale.
Lydia Mangala


