Au premier panel du Congrès panafricain des étudiants congolais, tenu le lundi 30 juin 2025 au CCAPAC, Nkosi Mandela, petit-fils de Nelson Mandela et député sud-africain, a livré un vibrant plaidoyer sur « Les défis du panafricanisme ».
Entre hommages à l’héritage de Patrice Lumumba et appel à l’action économique, son intervention a souligné la responsabilité unique de la jeunesse dans la construction d’un continent uni et prospère.
Des salutations qui ravivent la mémoire
Nkosi Mandela a d’abord transmis les salutations chaleureuses de la grande province du Cap-Oriental en Afrique du Sud, rappelant le lien intime avec son grand-père :
Nelson Mandela, membre fondateur de l’African National Congress, premier président d’une Afrique du Sud démocratique.
Puis, célébrant le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance congolaise, il a souhaité que ce jour de fête nationale soit une étape importante dans la marche de notre nation vers la liberté économique.
La jeunesse, levier de la transformation

S’adressant directement aux étudiants, Nkosi Mandela a martelé :
« Aujourd’hui, vous êtes le présent et l’avenir. Entre vos mains se trouve le pouvoir d’impulser des changements et de construire une Afrique unie et juste », a-t-il rassuré le public jeune en face de lui.
Il a salué ceux qui ont risqué la prison ou l’expulsion sans peur, défiant l’oppression et le génocide.
« La solidarité entre les peuples d’Afrique et dans la diaspora est profondément liée à votre autonomisation et à l’avenir de notre continent », a-t-il insisté.
De Lumumba à la ZLECAF : héritage et perspectives

Fidèle à la mémoire de Patrice Lumumba, Nkosi Mandela a rappelé que :
« Lumumba vous a légué deux héritages précieux : il a forgé une vision du Congo fort et fier, inspirant la jeunesse africaine à croire que l’unité panafricaine n’est pas un rêve, mais un objectif pour lequel il a consacré et sacrifié sa vie ».
« La Zone de Libre Échange Continental Africain en est un exemple concret », a-t-il ensuite tourné les regards vers l’action collective, soulignant que la valorisation des ressources et le renforcement des capacités peuvent transformer les richesses du sol en opportunités durables.
Inclure toutes les voix pour réussir

Refusant une vision partielle, Nkosi Mandela a plaidé pour l’inclusion des femmes et la lutte contre les inégalités éducatives :
« Le panafricanisme doit également intégrer le rôle des femmes et combler le fossé éducatif, particulièrement entre les zones rurales et urbaines », a-t-il recommandé.
En citant Amílcar Cabral, il a conclu sur un appel à l’action matérielle :
« Les gens ne se battent pas pour des idées abstraites, mais pour des avantages matériels, pour vivre mieux, en paix, et pour garantir l’avenir de leurs enfants », a-t-il repris.
Dans son intervention empreinte d’autorité et d’optimisme, Nkosi Mandela a rappelé que le mouvement panafricain se construit aujourd’hui, non seulement dans les amphithéâtres, mais surtout dans les initiatives économiques, sociales et culturelles portées par la jeunesse.
Lydia Mangala


