Ce lundi 30 juin 2025, au cœur du Centre Culturel et Artistique des Pays de l’Afrique Centrale (CCAPAC), s’est déroulée la cérémonie d’ouverture du premier Congrès panafricain de jeunes universitaires congolais.
Pour Levis Muneza Wamungu, président de la Représentation des Étudiants Congolais (REC), ce moment solennel était plus qu’un simple discours, il a posé les mots qui entreront dans l’histoire et lancé un appel vibrant à la mémoire, à la dignité et à l’engagement de la jeunesse congolaise.
Une jeunesse appelée à refuser l’indifférence

D’entrée de jeu, Levis Muneza Wamungu a dénoncé une guerre trop longtemps ignorée :
« Nous sommes les enfants d’une guerre oubliée depuis 30 ans. L’Est de notre pays subit une guerre que certains qualifient de complexe géopolitique,mais nous la vivons, nous la portons dans nos chairs, dans nos esprits, dans notre avenir », a-t-il affirmé martelant que le temps de l’indifférence est terminé.
Pour lui, ce congrès n’est pas une simple réunion d’intellectuels :
« Nous ne sommes pas venus jouer aux intellectuels ; nous sommes venus réclamer un droit à la vie, à la dignité, à la mémoire », a-t-il insisté, réclamant que le savoir devienne arme et la jeunesse levier.
Poser les concepts fondateurs du combat

En décrivant cette première journée comme le socle de tout ce qui suivra, le président de la REC a souligné l’importance de redéfinir des valeurs fondamentales :
« C’est aujourd’hui que nous posons les mots qui entreront dans l’histoire. C’est aujourd’hui que nous donnons un sens à des concepts : liberté, souveraineté, unité, conscience et justice », a-t-il affirmé.
Il a rappelé le rôle du savoir et de l’exposition inaugurale qui jalonneront la journée, afin de convertir l’histoire collective en moteur d’action.
Rallumer la flamme des pères fondateurs

Levis Muneza Wamungu a ensuite appelé à puiser dans l’héritage des figures emblématiques du panafricanisme :
« Lumière sur le panafricanisme, hier et aujourd’hui. Dans ce premier panel, nous reviendrons sur les pères fondateurs : Lumumba, Sankara, Mandela, Malcolm X, Amílcar Cabral et d’autres ».
Il a insisté : « Ce ne sont pas de simples noms à réciter ; ce sont des torches, des repères pour bâtir. Nous sommes là pour réveiller le panafricanisme : il n’est pas mort, il sommeille, et nous sommes là pour le ranimer », a-t-il cité dans son mot.
Un engagement plus qu’un événement

Enfin, le président de la REC a transformé l’ouverture en véritable pacte de mobilisation :
« Ce que nous lançons aujourd’hui n’est pas un événement ; c’est un engagement. Cette journée d’ouverture est solennelle : celle de refuser l’amnésie, l’humiliation, la soumission mentale, la désinformation », a-t-il déclaré.
« Là où le panafricanisme institutionnel échoue, le panafricanisme populaire renaît « , a-t-il mis en revue en citant une formule d’un grand frère.

« Le patriotisme commence lorsque la splendeur de notre pays devient notre point commun. L’histoire et l’avenir nous regardent ; aujourd’hui, nous choisissons la conscience d’un continent tout entier », a-t-il conjuré pour conclure son propos.
Avec ce mot d’ouverture empreint de gravité et d’espérance, le président de La REC, Levis Muneza Wamungu, a donné le ton d’un congrès qui se veut à la fois réflexion historique et promesse d’action, invitant chaque participant à devenir artisan de la renaissance panafricaine.
Lydia Mangala


