Chaque année, le 26 juin résonne comme un appel universel à ne jamais oublier les souffrances infligées à celles et ceux qui ont subi la torture.
Plus qu’une simple commémoration, cette journée incite à réfléchir sur les mécanismes qui permettent de prévenir ces sévices, à renforcer les cadres juridiques et à offrir aux survivants l’accompagnement nécessaire pour recouvrer dignité et espoir.
En 2025, alors que le monde fait face à de nouveaux défis démocratiques et sécuritaires, cette date prend une résonance particulière et exige un engagement renouvelé de tous.
Origines et portée de la commémoration
La Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture a été instituée en 1997 par l’Assemblée générale des Nations unies.
Elle fait écho à deux jalons historiques : la signature de la Charte des Nations unies le 26 juin 1945 et l’entrée en vigueur, vingt deux ans plus tard, de la Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Plus qu’un simple anniversaire, il s’agit de rappeler que la torture constitue une violation absolue des droits humains, inacceptable en toutes circonstances.
Enjeux humains et juridiques
Au-delà du traumatisme physique et psychologique immédiat, la torture porte atteinte à la dignité même de la personne.
Les séquelles peuvent durer toute une vie : troubles post-traumatiques, isolement social, perte de repères.
Sur le plan juridique, si la Convention de 1987 impose aux États d’interdire et de sanctionner la torture, son application reste inégale selon les régions du monde.
En 2025, plusieurs États continuent de recourir à des techniques d’interrogatoire illégales, parfois sous couvert de lutte contre le terrorisme ou de maintien de l’ordre.
Cette journée rappelle l’urgence de mettre en place des mécanismes indépendants de contrôle, de garantir l’accès des victimes à la justice et de refuser toute dérogation, même en période de crise.
Mobilisations et actions concrètes
Dans une soixantaine de pays, les institutions, ONG et centres de réhabilitation organisent conférences, vigiles et expositions.
Les associations spécialisées, telles que le Conseil international pour la réhabilitation des victimes de la torture (IRCT), proposent des prises en charge médicales, psychologiques et juridiques.
En parallèle, des campagnes de sensibilisation visent à alerter l’opinion publique sur les méthodes de torture encore pratiquées et à promouvoir le signalement rapide de tout cas suspect.
Les réseaux sociaux servent de tribunes pour que survivants et défenseurs des droits humains partagent leurs témoignages, brisant ainsi le silence et la stigmatisation.
Vers un engagement durable
Au-delà de la seule journée du 26 juin, la lutte contre la torture exige une vigilance constante.
Les États doivent renforcer les lois nationales, former leurs forces de l’ordre aux standards internationaux et établir des institutions de prévention indépendantes.
Les citoyens, eux, ont le rôle d’exiger la transparence, soutenir les centres d’aide aux survivants et refuser la banalisation de tout acte cruel.
Sur le plan collectif, il est crucial de promouvoir une culture de respect de la dignité humaine, où l’écoute et la réparation remplacent la violence et l’impunité.
La Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture engage tout le monde, gouvernements, société civile et individus, à construire un monde où la souffrance inutile n’a plus sa place et que chaque être humain mérite de vivre libre de la peur et de la cruauté.
Lydia Mangala


