Le 23 juin 2025, Journée Africaine de la Fonction Publique, le VPM Jean-Pierre Lihau Ebua a choisi de s’adresser directement aux agents de l’État.
« Vous êtes le cœur et le moteur de l’État », a-t-il lancé, posant le ton d’un message mêlant hommage, bilan des réformes et appel à la mobilisation.
Hommage aux agents de l’État
Dans sa lettre, le Vice-Premier Ministre a d’abord rendu hommage aux fonctionnaires civils et militaires, y compris ceux tombés ou malades dans l’exercice de leurs fonctions.
Il a invité tous les agents, des quartiers de Kinshasa aux zones reculées, à penser à leurs collègues exerçant dans des conditions très difficiles dans les zones actuellement occupées par les ennemis de la paix.
Par ces mots, il a voulu souligner que, malgré le contexte, le service public ne faiblit pas.
Modernisation et progrès accomplis
Jean-Pierre Lihau Ebua a ensuite dressé le bilan des avancées permises par l’action du Président Tshisekedi et de la Première Ministre Tuluka.
Il a rappelé que l’identification biométrique des agents, lancée dans toutes les provinces et à l’étranger, a constitué un fichier fiable pour la première fois depuis quatre décennies :
« Plus de 10 000 agents ont pu partir à la retraite dans le respect de leurs droits », a-t-il souligné.
Parallèlement, il a annoncé la construction et la rénovation de bâtiments via le programme PDL-145 et l’élaboration d’un fonds dédié à la modernisation de l’administration.
Vers une rémunération et une protection sociale justes
Abordant la question salariale, le Ministre a indiqué que des discussions étaient en cours pour établir une politique de rémunération plus juste et équitable, conformément aux directives du Chef de l’État.
Il a également salué la mise en place d’un régime contributif de retraite, par répartition et capitalisation, qui couvrira toutes les catégories d’agents, tout en renforçant la lutte contre le harcèlement et l’inclusion des personnes handicapées.
Appel à l’appropriation des réformes
Concluant son propos, Jean-Pierre Lihau Ebua a évoqué les deux projets de loi en examen au Parlement, qui visent à rationaliser le recrutement et à instaurer l’évaluation obligatoire des compétences.
« Ces réformes sont historiques et elles ne réussiront que si vous vous les appropriez », a-t-il insisté.
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles », a-t-il conclu en citant Sénèque.
Par cette invitation, il a placé la réussite de la modernisation entre les mains de chaque fonctionnaire.
Lydia Mangala


