La Ministre des Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner a pris part, ce lundi 23 juin 2024 à Kinshasa, à la présentation d’une note de plaidoyer élaborée par la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité (SFPS).
Ce document, fruit d’un travail collectif de plus de 150 participantes issues de la société civile, appelle à un cessez-le-feu immédiat, à l’inclusion des femmes dans tous les processus de paix et à la protection des civils dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Une mobilisation citoyenne et institutionnelle

Organisée avec le soutien de la MONUSCO et d’ONU Femmes, la cérémonie a réuni diplomates, responsables étatiques et acteurs de terrain autour de la SFPS.
En saluant la qualité du travail accompli, la ministre Kayikwamba Wagner a insisté sur l’importance de traduire ces recommandations en actes concrets.
« Je m’engage à transmettre ces propositions aux plus hautes autorités de l’État », a-t-elle affirmé, soulignant la nécessité de porter la voix des femmes congolaises jusque dans les enceintes de décision nationales et internationales.
Plaidoyer pour un cessez-le-feu et inclusion des femmes

Le plaidoyer de la SFPS insiste d’abord sur l’urgence d’un cessez-le-feu dans l’Est, où les populations civiles continuent de souffrir.
« Nous réclamons l’arrêt immédiat des hostilités, car sans paix aucune réhabilitation n’est possible », ont déclaré les porte-parole du consortium.
Par-delà cet appel, la note réaffirme que la participation active des femmes, insuffisamment représentées jusqu’à présent, est indispensable à la pérennité de tout accord de paix.
Vers une diplomatie féministe et protection des civils

Dans son intervention, la Ministre d’État a rappelé que la SFPS se fonde sur les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui appellent à la protection des civils et à l’inclusion des femmes et des jeunes.
« La paix n’est pas durable si les femmes n’en sont pas actrices », a-t-elle souligné, ajoutant que la diplomatie congolaise s’investira désormais dans une approche plus féministe, en plaçant la protection des populations au cœur des négociations.
Perspectives de suivi et d’action
Au terme de cette journée, plusieurs ateliers de suivi ont été programmés pour adapter les recommandations de la note aux réalités locales, notamment dans les provinces touchées par les violences.
La Ministre d’État a annoncé qu’une mission conjointe du ministère et de la SFPS se rendrait prochainement sur le terrain pour valider un plan d’action opérationnel.
Par ces initiatives, la RDC confirme son engagement à construire une paix juste, durable et véritablement inclusive. Cette activité a aussi connu la participation de plusieurs députés et sénateurs, dont la Sénatrice Anne Mbuguje Marembo.
Lydia Mangala


