La Ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a convié, le vendredi 20 juin 2025, les ambassadeurs du G7 accrédités en RDC à un déjeuner d’échanges organisé par l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI-RDC).
Aux côtés de représentants de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et des institutions congolaises, elle a détaillé la portée continentale et nationale de ce programme hydroélectrique.
Grand Inga : projet transformationnel
Développé sur le site d’Inga, le futur complexe hydroélectrique offrira une capacité estimée à 42 000 MW, plaçant la RDC parmi les plus grands producteurs d’énergie renouvelable au monde.
La ministre a souligné que Grand Inga n’est pas une infrastructure ordinaire, mais un levier de développement industriel, d’électrification rurale et d’emplois.
Conçu pour alimenter les lignes d’interconnexion vers les Communautés économiques régionales, le barrage s’inscrit dans le Plan directeur énergétique continental de l’Union africaine et dans l’Agenda 2063.
Chaque mégawatt produit facilitera l’installation d’usines locales, la desserte des zones rurales en électricité et l’essor des chaînes de valeur agro-industrielles.
Financement et retombées pour la RDC
Lors de cette rencontre, la ministre a remercié les pays du G7 pour leur vote en faveur du crédit de 250 millions de dollars accordé par l’Association internationale de développement, première tranche d’un programme Inga 3 budgété à un milliard de dollars.
Ce financement servira à lancer les études d’impact, les investissements sociaux pour les communautés locales et la formation des agents techniques.
La ministre Kayikwamba Wagner a rappelé que seuls 21 % des Congolais ont aujourd’hui accès à l’électricité, et que le Pacte national de l’énergie ambitionne d’atteindre 62 % de couverture d’ici 2030.
Elle a invité les ambassadeurs à inscrire Grand Inga dans leur agenda stratégique 2026-2027, afin de garantir l’achèvement des phases successives, de renforcer la transparence du suivi et de bâtir une coalition internationale solide pour soutenir ce rêve africain vers la souveraineté énergétique.
Lydia Mangala


