Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, accompagné de l’ambassadeur des Émirats arabes unis en RDC, Anwar Othman Barout al Baroudi, s’est rendu, le mardi 17 juin 2025 au stade Tata Raphaël pour évaluer les conditions de vie des victimes des récentes inondations et préparer leur retour progressif dans leurs foyers.
Un site d’accueil sous haute surveillance sanitaire

Placés depuis avril sous la supervision du ministère provincial de la Santé, des dizaines de familles sinistrées avaient trouvé refuge en urgence à Tata Raphaël, jouxtant le terrain de football La Jeunesse.
Les infrastructures temporaires ont permis d’abriter jusqu’à plusieurs centaines de déplacés, mais le site reste fragile. Il s’observe un manque d’intimité, un accès limité à l’eau potable et à l’hygiène, des tensions liées à l’entassement.
Gouverneur et ambassadeur ont profité de cette visite pour vérifier la disponibilité des soins de santé et l’approvisionnement en vivres.
Vers un relogement sécurisé et coordonné

Au cœur de la visite, Daniel Bumba a confirmé que les sinistrés pourront regagner leurs habitations dans les jours à venir, une fois les modalités de sortie définies par une commission ad hoc.
Ce groupe de travail, comprenant des représentants de l’Hôtel de Ville, du service provincial de l’urbanisme et de la Protection civile, disposera d’une semaine pour cartographier les zones à risques, évaluer les besoins de réhabilitation et fixer un calendrier de relogement.
Solidarité émiratie et engagement humanitaire

L’ambassadeur des Émirats a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts provinciaux, soulignant l’importance de la coopération internationale dans les réponses d’urgence.
Les Émirats ont, notamment, contribué à la fourniture de kits sanitaires et d’équipements de première nécessité, en complément des distributions menées par le gouvernement provincial.
Ce partenariat traduit une volonté partagée d’offrir un retour digne et durable aux populations affectées.
Des pluies meurtrières et un besoin de prévention renforcé
Pour mémoire, les fortes précipitations des 4 et 5 avril avaient provoqué 70 décès, 10 disparitions et 150 blessés, selon le rapport de la 39ᵉ réunion du Conseil des ministres, tandis que la deuxième vague d’inondations du 13 au 14 juin a fait 29 victimes supplémentaires.
Ces drames révèlent l’urgence d’investir dans des infrastructures de drainage, des systèmes d’alerte précoce et un réaménagement urbain adapté aux risques climatiques, afin d’éviter que Kinshasa ne subisse à nouveau de telles catastrophes.
Lydia Mangala

