À Kisangani, le Fonds national de Réhabilitation des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a organisé des sessions de travail dédiées à ses partenaires locaux dans le cadre du projet des mesures provisoires urgentes en faveur des victimes.
L’objectif de ces rencontres était de s’aligner autour des missions du Fonds, de préciser les rôles de chaque acteur et de consolider les mécanismes de mise en œuvre, afin de répondre de manière cohérente et durable aux besoins des populations affectées.
Un premier volet axé sur les approches techniques du projet

Lors de la première partie des sessions, l’équipe du FONAREV a présenté en détail le contenu du projet, en insistant tout particulièrement sur les cliniques mobiles. Les responsables ont expliqué que ces unités médicales itinérantes sont conçues pour atteindre rapidement les victimes dans des zones souvent isolées ou dépourvues d’infrastructures sanitaires suffisantes.
Les partenaires locaux ont ainsi pu comprendre les procédures de déploiement, les critères de sélection des bénéficiaires et le calendrier prévisionnel des tournées médicales. Cette phase technique a également permis de clarifier les méthodes d’identification des besoins spécifiques des communautés, qu’il s’agisse de soins de santé, de soutien psychologique ou d’accompagnement social.
Les échanges ont par ailleurs porté sur les partenariats envisagés avec les structures hospitalières de la région et les ONG spécialisées, de manière à optimiser l’efficience des cliniques mobiles et à assurer une prise en charge globale des victimes.
Un second volet consacré aux procédures financières et au contrôle des fonds

Le deuxième temps fort des rencontres a porté sur les aspects financiers du projet. Les représentants du FONAREV ont partagé les procédures de justification des dépenses et ont détaillé les mécanismes de contrôle exigés par le Fonds. Les partenaires locaux ont été informés des critères de transparence et de traçabilité nécessaires pour chaque décaissement, afin de garantir une utilisation rigoureuse des ressources allouées.
Les discussions ont également permis de préciser les modalités de revue périodique des comptes, les étapes d’audit interne et externe, et les rapports financiers à soumettre au siège du FONAREV.
Les participants ont pu poser des questions concrètes sur les pièces justificatives à fournir, les délais de remontée des informations et les sanctions possibles en cas de non-conformité.
Cette maîtrise accrue des enjeux de gestion financière vise à prévenir toute dérive budgétaire et à instaurer un climat de confiance entre le Fonds et ses partenaires.
Vers une mise en œuvre coordonnée pour un impact durable

Au terme de ces sessions de travail, les participants ont affirmé leur volonté de renforcer la compréhension des approches du FONAREV et de finaliser ensemble les cadres opérationnels.
Ils se sont engagés à harmoniser les efforts autour d’un mandat unique : apporter une réponse globale et coordonnée aux besoins des victimes et des communautés affectées.
Le FONAREV s’est déclaré déterminé à poursuivre son accompagnement, tant sur le plan technique que financier, en veillant à ce que chaque action soit conduite dans le respect de la déontologie, de la transparence et de l’efficacité.
Ces réunions constituent une première étape essentielle pour garantir que les mesures provisoires urgentes atteignent effectivement les populations visées et contribuent à la stabilisation sociale et au bien-être des victimes dans la région de Kisangani et au-delà.
Lydia Mangala


