Le mercredi 4 juin 2025, lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, le président Vital Kamerhe a manifesté sa joie après l’élection de la République démocratique du Congo comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2026-2027.
Avec 183 voix sur 187 pays votants, cette nomination symbolise, selon Kamerhe, une véritable « réparation morale et psychologique » pour la nation congolaise.
Une reconnaissance internationale saluée comme un nouveau départ

Dès l’ouverture de la plénière, Vital Kamerhe a insisté sur la portée de ce résultat, qui révèle la confiance renouvelée de la communauté internationale en la RDC.
Il a souligné que la quasi-unanimité des votes démontre « la noblesse de notre cause » et la place désormais reconnue de la RDC dans les grands enjeux de paix et de sécurité mondiales.
Il a rappelé que le pays avait déjà siégé au Conseil de sécurité en 1982-1983 et en 1991-1992, mais que cette troisième élection revêtait un caractère particulier.
Pour lui, elle s’appuie sur l’expérience antérieure du pays tout en ouvrant la voie à une diplomatie refondée, capable de porter les aspirations congolaises sur la scène internationale.
L’urgence d’une diplomatie active et engagée

Après avoir félicité tous ceux qui ont œuvré à cette « victoire diplomatique », Vital Kamerhe a lancé un appel aux parlementaires : chacun doit jouer un rôle d’ambassadeur, nouer des contacts avec leurs homologues étrangers et soutenir les initiatives congolaises dans les enceintes onusiennes.
Il a rappelé que siéger au Conseil de sécurité implique une participation permanente aux négociations, qu’il s’agisse de réforme du maintien de la paix, de lutte contre la pauvreté ou de préservation de l’environnement.
Pour Kamerhe, la RDC doit désormais défendre résolument ses intérêts et contribuer à façonner un multilatéralisme plus solidaire.
Retour sur un double succès diplomatique

Profitant de cette tribune, le président de l’Assemblée nationale a également mis en avant la récente élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour le mandat 2025-2027. Il a salué l’honneur fait aux députées et députés, vantant le rôle des femmes au sein du Parlement et du gouvernement.
À ses yeux, cette double nomination traduit la volonté de la RDC de défendre simultanément la paix, la sécurité et les droits fondamentaux, et d’imposer sa vision dans deux organes clés de l’ONU.
Tirer parti de l’expérience historique
En rappelant les deux précédents mandats de la RDC au Conseil de sécurité (1982-1983 et 1991-1992), Vital Kamerhe a souligné que la diplomatie congolaise possède un riche héritage.
Il a encouragé ses collègues à capitaliser sur cette expérience pour proposer des réformes pragmatiques des opérations de maintien de la paix et à plaider en faveur d’une représentation accrue de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité.
Selon lui, la RDC doit utiliser cette nouvelle occasion pour défendre la résolution des conflits régionaux et promouvoir un développement durable.
Un appel à l’unité et à l’action
En qualifiant cette élection de « réparation morale », Vital Kamerhe a rappelé que ce succès ne représente que le début d’une nouvelle ère diplomatique pour la RDC.
Il a appelé à l’unité nationale, estimant que seule une action collective permettra au pays de tirer parti de son siège au Conseil de sécurité.
Pour lui, la RDC doit désormais embrasser pleinement cette responsabilité, en défendant la paix, la justice et le bien-être de ses citoyens sur la scène multilatérale.
Lydia Mangala


