Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, mène depuis son arrivée à Goma, une série de consultations avec les forces vives de la région afin d’aborder la crise sécuritaire qui frappe l’est du pays.
Tout au long de ces rencontres, ce dernier a de manière successives échangé avec des représentants des confessions religieuses, des chefs traditionnels, ainsi que des associations de femmes, avec comme seul ordre du jour : le retour de la paix, la sécurité, le développement local mais aussi le retour des populations déplacées.
Les aspirations exprimées lors des consultations

Reçus le 30 mai, les chefs traditionnels, ont exprimé de leur part le souhait de voir la paix revenir de manière durable, insistant beaucoup plus sur la nécessité de mettre fin aux conflits qui affectent leurs communautés depuis plusieurs décennies.

Les associations des femmes, rencontrées le 31 mai, elles ont souligné les graves conséquences des violences dans la région, entre autres : les tueries, les violences sexuelles et la crise économique liée à la fermeture des banques, tout en demandant à être pleinement associées aux processus de paix.
Kabila, a de sa part réaffirmé son engagement à œuvrer pour la paix non seulement dans la région des Kivu, mais sur l’ensemble du territoire national, promettant d’utiliser son expérience pour accompagner le retour à la stabilité.

Des consultations qui interviennent dans un contexte politique tendu, principalement marqué par l’occupation de plusieurs zones par la rébellion du M23 et les accusations portées contre l’actuel gouvernement de Félix Tshisekedi.

Joseph Kabila veut à présent jouer le rôle de médiateur en rassemblant les acteurs locaux autour d’un dialogue constructif pour trouver des pistes des solutions durables à la crise sécuritaire que subit l’Est de la RDC.
Le retour de Kabila sur la scène publique

Ce Come Back sur la scène publique intervient alors que Joseph Kabila, après plusieurs mois de silence et d’accusations de complicité avec le M23, a lors de sa sortie médiatique critiqué la gouvernance de son successeur Félix Antoine Tshisekedi, tout en dénonçant la corruption et la dérive autoritaire du régime actuel. Il a également proposé un « pacte citoyen » en douze points pour restaurer la stabilité et le développement en RDC.
Ben Mandjolo


