Ce vendredi 23 mai 2025, à la Bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa, dans le cadre de la conférence « La photographie comme écriture », Do Nsoseme a présenté son propos sur l’alliance créative entre photographie, slam et poésie.
Redéfinir la photographie comme écriture

Dès l’ouverture de son propos, Do Nsoseme affirme sa vision :
« La photographie est une forme d’écriture visuelle, qui résulte d’un processus à la fois technique et conceptuel. »
En déclarant l’image à égalité avec le mot, elle pose les bases d’une création où chaque médium enrichit l’autre.
Lien organique entre poésie et slam

Pour bien mesurer son ambition, elle revient aux origines :
« Quand on entend slam, il faut d’abord qu’on comprenne la poésie, car c’est d’elle que vient le slam. Le slam a été créé pour vulgariser la poésie, pour la démocratiser. »
Son intention est donc de rendre accessible la poésie par la performance slam, tout en exploitant la force évocatrice de l’image.
Ateliers de création croisée et expressions partagées

Portée par cette conviction, elle organise des ateliers où les participants écrivent à partir de photos ou photographient à partir de textes.
Cet échange nourrit des performances collectives où se déploient simultanément rythme visuel et rythme sonore, au service d’une puissance émotionnelle et d’une liberté de forme chères à son engagement artistique.

En conclusion, sa série de photographie Mbila et le poème « Ils ne l’auront pas » illustrent parfaitement cette synergie image-parole : une invitation à repousser les frontières du slam grâce à la photographie.
Lydia Mangala


