Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a adressé une mise en demeure à l’honorable Mayibanzi Luanga Divengi, élu communal de Ngaliema, pour n’avoir pas précisé la date de sa démission de député provincial, créant ainsi un vide juridique à la tête de l’administration locale.
Un manquement à la loi électorale
Dans une correspondance, il est noté que l’honorable Divengi n’a pas indiqué la date de renonciation à son mandat de député provincial, comme l’exigent les articles 77 et 78 de la loi électorale n°22/029 du 29 juin 2022 (modifiant la loi n°06/006 du 9 mars 2006).
Ceux-ci imposent à tout élu détenant une fonction incompatible de choisir, dans un délai de huit jours, entre son siège et ses autres responsabilités.
Un risque de poursuites judiciaires
Cette absence de clarification a entraîné un vide juridique à la tête du bureau communal de Ngaliema, précise la missive ministérielle. Le cumul des fonctions exposerait l’élu à des poursuites judiciaires si la situation n’est pas régularisée rapidement.
Le Ministre de l’Intérieur appelle donc l’honorable Divengi à tirer toutes les conséquences de cette irrégularité, sous peine de voir le parquet engagé.
Renforcement de la décentralisation et de la transparence
Cette mise en demeure s’inscrit dans la politique de rigueur et de respect des cadres légaux menée par le Gouvernement en matière de décentralisation.
Elle rappelle aux élus locaux l’importance de la clarté administrative et du respect des délais imposés par la loi, gages de bonne gouvernance et de confiance auprès des citoyens.
Lydia Mangala


