La Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a reçu en audience, vendredi 9 mai 2025, dans le cadre des activités de sa fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (DNT), la députée nationale Christelle élue de la circonscription électorale de la Funa, dans la ville de Kinshasa.
A cette occasion, la Première Dame a écrit sur ses réseaux sociaux :
« Hier, j’ai eu l’honneur de recevoir l’Honorable Christelle Vuanga, porteuse d’une proposition de loi pour mieux protéger les drépanocytaires et éradiquer cette maladie génétique. J’ai salué cette initiative courageuse et affirmé ma pleine volonté d’accompagner ce plaidoyer jusqu’à son adoption ».
Portée d’une proposition de loi portant prévention et protection des personnes atteintes de la drépanocytose déposée au bureau de l’Assemblée nationale depuis décembre 2022, l’élue de la Funa est allée en plaidoyer auprès de la Première Dame pour la prévention et la prise en charge de la drépanocytose.
Parlant de cette initiative législative, Denise Nyakeru a déclaré :
« Ce projet de loi s’inscrit dans la droite ligne de mon plaidoyer, lancé depuis 2020 auprès du gouvernement, et complète les efforts déjà engagés pour sensibiliser l’opinion aux conséquences de cette pathologie qui touche si durement les familles congolaises. L’adoption de cette loi renforcera le cadre juridique en faveur des victimes et posera les bases d’une action nationale forte et durable contre ce fléau ».
Avant de saluer cette synergie qui se crée entre la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekediet la députée nationale Christelle Vuanga :
« Ensemble, construisons un avenir où la drépanocytose ne sera plus une fatalité ignorée. Nous le devons à nos enfants : un avenir plus juste, plus sain, plus solidaire ».
Au sujet de la pathologie, Denise Nyakeru estime que :
« La drépanocytose est bien plus qu’une maladie : c’est une tragédie silencieuse qui frappe nos familles, nos enfants, nos communautés. Depuis des années, je mène ce combat avec conviction : soutenir les malades, briser les tabous, renforcer la prévention et le dépistage ».
De son côté, l’élue de la Funa s’est exprimée en ces termes :
« Depuis 1980, les ONG et différents partenaires se battent pour donner à notre pays, le 3ème le plus touché au monde, une loi sur la drépanocytose. Afin de rendre cet idéal réel, j’ai été reçu par une digne fille de mon pays qui, à travers sa fondation, travaille énormément sur la question de la drépanocytose ».
Par ailleurs, exprimant ses remerciements à l’issue de cette entrevue, Christelle Vuanga a écrit :
« Chère Première Dame Denise Nyakeru, mes remerciements pour ce moment d’échange de bons procédés et pour votre accompagnement. Ensemble contre la drépanocytose jusqu’à la victoire finale pour la protection en particulier des enfants drépanocytaires ».
Poids épidémiologique de l’anémie SS en RDC Avec une prévalence estimée à 2% chez les nouveau-nés, la République démocratique du Congo est le deuxième pays d’Afrique le plus impacté par la drépanocytose ou anémie SS (après le Nigeria). On estime ainsi que 50 000 enfants naissent chaque année avec la drépanocytose et que la moitié d’entre eux décède avant 5 ans… alors qu’une prise en charge précoce et adaptée permet aux patients d’en maîtriser les symptômes et d’éviter la survenue de crises graves.
L’engagement de la RDC a pour ambition de fédérer et de canaliser les efforts de tous les acteurs, parties-prenantes et partenaires financiers pour contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population drépanocytaire. Cela marque une étape importante dans la reconnaissance du fardeau de cette maladie et de la nécessité de construire une approche généralisée de prévention et de prise en charge.
Joséphine Mawete


