À Lusaka, les ministres des Mines des États membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs se sont retrouvés pour une réunion extraordinaire marquant la volonté régionale de restaurer la transparence dans le secteur minier.
À leurs côtés, le ministre congolais Kizito Pakabomba porte la voix de Kinshasa, déterminé à mettre un terme à l’écoulement illicite des richesses du sous-sol vers les pays voisins.
Kinshasa expose ses preuves et alerte la CIRGL
Fort d’enquêtes menées sur le terrain, le ministre des Mines présente au Secrétariat exécutif de la CIRGL des documents et témoignages détaillant la contrebande persistante de minerais congolais à destination du Rwanda.
Qualifiant cette pratique « d’inacceptable », il parvient à sensibiliser les délégations et fait de la lutte contre ce trafic une priorité collective.
Vers une commission d’enquête et une traçabilité renforcée
Face à l’ampleur du phénomène, les États membres entérinent la création d’une commission d’enquête conjointe chargée de faire la lumière sur ces activités illégales.
Kizito Pakabomba se félicite de ce « pas important vers la justice économique » et appelle à instaurer un mécanisme régional de traçabilité des minerais.
Cette dynamique ouvre la voie à une coopération renforcée, déterminée à préserver la souveraineté minière de la RDC et à garantir que les ressources du pays profitent pleinement à ses populations.
Lydia Mangala


