Ce mercredi 30 avril 2025 à l’Institut National des Arts, Serge Tuti de la Marsavco, a rappelé que l’équipement d’un entrepreneur va bien au-delà du matériel : il englobe la connaissance du cadre légal, fiscal et financier.
Anticiper les obligations juridiques et fiscales
« Beaucoup d’entrepreneurs débutent sans se renseigner sur les implications juridiques et fiscales de leur activité», annonce-t-il.
– Forme juridique : un choix déterminant pour la gestion, les responsabilités du dirigeant, la signature de contrats, la fiscalité et l’accès au financement.
– NIF et radar fiscal : dès l’obtention du Numéro d’Identification Fiscale, l’administration vous considère en activité, même sans chiffre d’affaires.
Cas concret

« Une maquilleuse débutante s’est retrouvée face aux agents de la DGI deux mois après son lancement, surprise de devoir déjà justifier son loyer et payer des impôts » raconte-t-il.
Serge Tuti a recommandé d’informer immédiatement l’administration si l’activité est en attente pour éviter un « radar fiscal » prématuré.
Préparer son accès au financement bancaire
Pour faire la demande de financement auprès des banques, Serge Tuti a énuméré quelques éléments à posséder :
– Les relevés financiers : les banques exigent souvent un historique de trois ans pour évaluer la stabilité.
– La traçabilité des transactions : tout mouvement sur un compte professionnel peut être transmis à la DGI.
« L’État se base sur des faits : dates d’obtention de documents, flux financiers, et non sur vos intentions », insiste-t-il.
Les quatre recommandations clés

Serge Tuti, face à tous les obstacles que les entrepreneurs rencontrent, a formulé quelques recommandations.
– S’informer correctement avant de lancer son entreprise.
– Choisir la forme juridique adaptée au projet et aux capacités réelles.
– Éviter l’imitation aveugle : comprendre les implications avant de copier un modèle existant.
– Se faire accompagner par des experts juridiques et fiscaux dès les premières étapes.
« Un bon entrepreneur, c’est avant tout un bon décideur. Et pour bien décider, il faut être bien informé », conclut-il.
En structurant son projet autour de ces axes, chaque créateur peut poser des bases solides, alliant stratégie, rigueur et conformité pour assurer une croissance sereine et durable.
Lydia Mangala


