Dans la province du Nord-Kivu, six personnes suspectés d’être atteintes de l’épidémie d’anthrax, dont un décès ont été identifiés dans l’aire de santé de Kasalala, une zone de santé située à Lubero, territoire portant le même nom, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
« Nous avons déjà identifié six cas des personnes présentant les symptômes de l’anthrax (maladie du charbon) et l’une est morte dans une structure sanitaire locale. Les cas suspects sont pris en charge dans les structures locales en attendant les résultats du laboratoire et tous sont notifiés dans l’aire de santé de Kasalala. Ces cas inquiètent bien aussi la population, en général et le personnel soignant en particulier surtout dans l’air de santé précité », a expliquer le Dr Cyrille Mumbere, médecin chef de zone de Santé.
L’anthrax est une grave maladie infectieuse, souvent mortelle et qui est principalement causée par la bactérie « Bacillus anthracis ». Elle touche principalement les animaux, toutefois peut être transmise à l’homme par contact avec des animaux infectés soit par inhalation de spores bactériennes ou par contact avec des produits contaminés, comme les fourrures ou les peaux.
C’est ainsi que Dr Mumbere a, appelé la population à la vigilance et au respect des mesures barrières pour limiter la chaîne de contamination de cette maladie dangereuse dans la communauté et rassure que la zone de santé est en alerte maximale pour préserver les vies humaines.
« Il ne faut pas paniquer, il faut plutôt avoir du courage pour prévenir que l’épidémie ne se propage pas mais aussi sensibiliser la population à observer les mesures qui ont été conseillées dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola, le COVID-19 », a-t-il recommandé aux habitants de ce coins.
Pour rappel, c’est depuis le jeudi 17 avril dernier que les autorités provinciales en collaboration avec les services de santé ont alerté sur l’apparition de cette épidémie autour du parc national des Virunga (PNVi) beaucoup plus vers le Lac Albert.
Ben Mandjolo


