Le jeudi 24 avril 2025, au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale (CCAPAC), le président de la République a présidé la cérémonie officielle de lancement des travaux d’élaboration de la nouvelle politique salariale des agents et fonctionnaires de l’État.
Un lancement historique au CCAPAC

Le chef de l’État a rappelé que ces travaux font suite aux instructions qu’il avait données le 28 juin 2024, lors du 3ᵉ Conseil des ministres du gouvernement Suminwa, pour mettre en place une politique « plus juste, équitable, rationnelle et soutenable ».
Il a confié la responsabilité de conduire ce chantier au vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique en collaboration avec le ministre d’État chargé du Budget, le ministre des Finances et le cabinet présidentiel, sous la coordination de la Première ministre.
Principes directeurs de la réforme

Dans son allocution, le président a fixé plusieurs lignes directrices :
– Rémunération juste et méritocratique fondée sur les efforts fournis, les qualifications et les responsabilités, « sans favoritisme entre institutions ».
– Grille salariale unique, lisible, accessible à tous, prenant en compte grade et ancienneté, appliquée de manière uniforme.
– Primes standardisées, transparentes et équitables, de façon à éviter des écarts excessifs entre ministères et services.
Détermination présidentielle face aux résistances
Conscient des obstacles à surmonter, le président a réaffirmé sa volonté de mener la réforme à son terme :
« Il est temps que la loi des puissants ne prime plus sur la justice due aux plus modestes. Je m’assurerai personnellement de la mise en œuvre de cette réforme ! »
Réactions syndicales et contrôle des effectifs

Au nom des agents publics, le président de l’Intersyndical national de l’Administration publique, Fidèle Kiyangi, a salué cette initiative comme une première dans l’histoire de la RDC depuis son indépendance.
Pour garantir les ressources nécessaires au doublement, voire triplement, des salaires, le vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a annoncé, dès le mois prochain, le lancement d’un processus inédit de contrôle de tous les agents publics :
« L’argent pour doubler voire tripler les salaires proviendra de cette opération. »
Cadre institutionnel et suivi opérationnel

Les ministres et les services concernés ont désormais pour mission d’établir un calendrier de travail, un cahier des charges précis et un mécanisme de suivi rigoureux.
Le cabinet présidentiel assurera le pilotage de l’ensemble du processus, avec l’objectif de livrer une politique salariale moderne et durable, garantissant l’équité et la motivation de l’ensemble des fonctionnaires de l’État.
Lydia Mangala


