La République Démocratique du Congo vient de franchir un pas décisif dans sa lutte contre la corruption et les crimes économiques. Le Conseil des ministres a récemment adopté un projet de loi portant création du Tribunal Pénal, Économique et Financier, ainsi que du Parquet National Financier y rattaché.
L’Inspection Générale des Finances (IGF) a salué cette décision comme une avancée majeure, fruit de ses recommandations formulées depuis 2022.
Un outil judiciaire adapté aux enjeux économiques actuels
La création de ces deux institutions judiciaires spécialisées répond à un besoin urgent de doter l’appareil judiciaire congolais de moyens efficaces pour poursuivre les infractions économiques : détournement de deniers publics, fraude fiscale, corruption, blanchiment d’argent.
Autant de fléaux qui freinent les efforts de redressement économique et sapent la confiance citoyenne. Ce tribunal spécialisé permettra de traiter avec rigueur et célérité les dossiers financiers complexes, souvent dilués dans les juridictions ordinaires.
Une reconnaissance au sommet de l’État
Dans sa communication officielle, l’IGF a exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Félix Tshisekedi, et au Gouvernement, pour avoir inscrit cette réforme dans leur agenda.
Elle y voit une volonté politique forte de faire évoluer la gouvernance en République Démocratique du Congo, et d’assainir durablement la gestion des finances publiques.
Un appel à l’Assemblée nationale pour finaliser le processus
L’Inspection Générale des Finances appelle désormais l’Assemblée nationale à jouer pleinement son rôle en accélérant l’adoption de cette loi. Pour l’IGF, cette réforme ne doit pas rester une simple annonce, mais se concrétiser rapidement dans l’architecture judiciaire du pays.
Il s’agit là d’un levier essentiel pour garantir la crédibilité de l’État, restaurer la confiance du peuple et des investisseurs, et redonner à la justice son rôle dissuasif face aux crimes économiques.
Lydia Mangala


