Dans la soirée du lundi 14 avril 2025, la salle de réunion du Ministère des Finances a accueilli une séance de travail stratégique autour d’une préoccupation centrale : garantir une mobilisation optimale des recettes internes, pilier de l’autonomie financière de l’État congolais.
Autour du ministre Doudou Fwamba, étaient présents la Vice-Ministre des Finances, O’Neige Nsele, l’Inspecteur Général des Finances Jules Alingete Key, les Directeurs Généraux des régies financières (DGI, DGDA, DGRAD), ainsi que plusieurs experts du domaine fiscal et budgétaire.
À l’ordre du jour, deux points essentiels :
– l’analyse détaillée du bilan des recettes du premier trimestre 2025,
– la définition d’orientations claires pour le mois d’avril, période jugée cruciale dans l’exécution du budget annuel.
Des résultats solides au premier trimestre

Au terme du premier trimestre 2025, les indicateurs de mobilisation des recettes affichent des niveaux encourageants.
Les régies financières de la RDC ont dépassé les prévisions établies, atteignant 109 % du plan de trésorerie et 97 % des assignations budgétaires linéaires.
Ce bilan témoigne d’une gestion efficace des ressources publiques, malgré un contexte économique sous pression.
A cet effet, un état des lieux complet des performances du trimestre écoulé a été dressé.
L’analyse a mis en évidence la résilience de l’appareil fiscal, renforcée par une coordination étroite entre les institutions financières.
Avril : une échéance fiscale cruciale
Au cœur des discussions, le mois d’avril a été identifié comme une période particulièrement sensible, en raison notamment de l’échéance liée à l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP).
Ce prélèvement, central dans la structure des recettes internes, requiert un encadrement renforcé pour garantir son recouvrement optimal.
Pour répondre à cet enjeu, plusieurs mesures ont été arrêtées, allant du renforcement de l’encadrement fiscal à l’optimisation du suivi des contribuables stratégiques.
L’objectif étant d’éviter toute contre-performance en cette phase décisive de l’exercice budgétaire.
Renforcement de la souveraineté budgétaire

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale portée par le ministère des Finances : faire des ressources internes le socle de la souveraineté économique de la RDC.
Dans un contexte marqué par des priorités sécuritaires et sociales pressantes, la mobilisation efficace des recettes apparaît comme une condition essentielle à la mise en œuvre des politiques publiques.
La réunion du 14 avril marque ainsi un temps fort dans la gouvernance budgétaire nationale, où rigueur, anticipation et coordination deviennent les maîtres-mots d’une gestion publique orientée vers la performance et l’autonomie financière.
Lydia Mangala


