Avec plus de 40 % de la population de Kinshasa dépendante des motos-taxis pour leurs déplacements quotidiens, le secteur des Wewa occupe une place stratégique dans le paysage économique et social de la capitale.
Toutefois, cette activité, caractérisée par son informalisme, est confrontée à des défis majeurs, notamment en termes de sécurité et de tarification fluctuante.
Le recensement, annoncé par Bob Amisso, s’inscrit dans la volonté d’apporter des solutions concrètes à ces problématiques.
Une initiative pilotée par l’État
Le recensement est piloté par le ministre provincial des Transports, Bob Amisso, en étroite collaboration avec les présidents des associations de motocyclistes et les services communaux des Transports.
L’objectif est double : d’une part, identifier précisément les acteurs légitimes du secteur et, d’autre part, mettre en place des mesures de régulation qui uniformiseront les tarifs souvent variables en fonction de l’heure ou de la zone géographique.
« Nous devons structurer ce secteur pour protéger à la fois les conducteurs et les passagers », a affirmé Bob Amisso.
Vers une formalisation du secteur des Wewa
Au-delà de la régulation tarifaire, cette opération de recensement ouvre la voie à une véritable formalisation du secteur des motos-taxis.
Parmi les perspectives envisagées, la mise en œuvre de formations à la sécurité routière, l’instauration de normes opérationnelles strictes et l’amélioration de la couverture sociale des conducteurs figurent parmi les actions prioritaires.
Une commission spéciale devrait ainsi être constituée pour veiller à l’application uniforme des règles, garantissant un environnement de travail plus sûr et mieux organisé pour l’ensemble des acteurs.
Un secteur en mutation, porteur d’avenir
En structurant l’activité des Wewa, Kinshasa entend non seulement répondre aux défis immédiats de la mobilité urbaine, mais également contribuer à la modernisation de l’économie informelle.
La formalisation de ce secteur devrait favoriser une meilleure intégration des conducteurs dans le tissu économique, tout en assurant une amélioration significative de la sécurité des trajets pour des millions d’usagers.
Cette démarche se veut une avancée majeure pour un secteur qui, malgré ses difficultés, reste indispensable à la vie quotidienne dans la capitale.
En orchestrant ce vaste recensement, la ville de Kinshasa démontre sa détermination à moderniser et sécuriser un maillon vital de son système de transport urbain, promettant ainsi une meilleure qualité de service et une harmonisation des pratiques qui profiteront tant aux conducteurs qu’aux passagers.
Lydia Mangala


