La RDC affiche des performances exceptionnelles en matière de mobilisation des recettes au premier trimestre 2025, dépassant les prévisions avec un taux de réalisation de 109 %. Cependant, cette dynamique positive est contrebalancée par une forte augmentation des dépenses publiques, notamment sous l’effet des impératifs sécuritaires.
En effet, au premier trimestre 2025, la situation des finances publiques en République Démocratique du Congo (RDC) se caractérise par des performances remarquables en matière de mobilisation des recettes. Les recettes prévues pour cette période s’élevaient à 5 244,7 milliards de CDF, alors que les recettes effectivement réalisées ont atteint 5 723,035 milliards de CDF, représentant un taux de réalisation de 109 %.
Cette performance dépasse les prévisions initiales et illustre les efforts soutenus des régies financières, notamment la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD). Ces deux institutions ont joué un rôle clé dans l’atteinte de ces résultats, méritant ainsi des félicitations pour leur engagement.
Cependant, la situation des dépenses publiques soulève des préoccupations. Les dépenses prévues étaient de 5 829,166 milliards de CDF, mais celles qui ont réellement été exécutées, y compris les dépenses sécuritaires liées aux opérations dans l’Est du pays, ont atteint 7 360,420 milliards de CDF.
Par ailleurs, ce dépassement se traduit par un taux d’exécution de 126 %, mettant en lumière l’impact des impératifs sécuritaires sur le budget national.
Cette situation interpelle les responsables sur la nécessité d’un meilleur encadrement des dépenses exceptionnelles, notamment celles liées à la sécurité, tout en maintenant l’élan de mobilisation des recettes.
Joséphine Mawete


