À l’occasion du cinquantenaire du Centre Neuro-Psycho-Pathologique de Kinshasa (CNPP), le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba, a réaffirmé, ce mardi 25 mars 2025, la volonté du gouvernement congolais de faire de la santé mentale une priorité nationale.
Au cours de cette cérémonie, il a souligné l’importance de la prévention, du diagnostic précoce et d’une meilleure prise en charge des patients souffrant de troubles psychologiques.
Une approche intégrée entre nutrition et santé mentale

Le ministre a d’abord mis en avant l’impact de la malnutrition sur le développement cérébral des enfants, en particulier durant les mille premiers jours de la vie. Il a rappelé les efforts déjà entrepris pour lutter contre la malnutrition infantile, tels que la promotion de programmes de supplémentation alimentaire et le suivi pédiatrique renforcé.
Pour lui, la santé mentale et la nutrition sont deux piliers indissociables :
« Il est urgent d’adopter une approche globale qui tienne compte à la fois de la prévention nutritionnelle et des soins psychologiques. » dit-il.
Modernisation du CNPP : un défi majeur
Alors que le CNPP célèbre son cinquantième anniversaire, le ministre Kamba a insisté sur la nécessité de moderniser cette structure de référence. Parmi les mesures annoncées figure l’acquisition d’outils d’imagerie médicale de pointe, notamment l’IRM, afin d’améliorer la précision des diagnostics et d’offrir des traitements plus adaptés aux pathologies cérébrales.
Il a souligné que ces investissements constituent un pas décisif pour positionner le CNPP comme un pôle d’excellence en neuropsychiatrie.
Prise en charge des populations vulnérables
Dans un contexte marqué par les traumatismes psychologiques liés aux conflits et aux violences, le Dr Samuel Roger Kamba a insisté sur l’urgence de renforcer la prise en charge des personnes déplacées et des victimes de violences. Des formations continues seront dispensées aux prestataires de soins afin de mieux accompagner les patients souffrant de troubles post-traumatiques. Cette démarche répond à une exigence de solidarité nationale et s’inscrit dans une politique de santé plus inclusive et plus résiliente.
Vers une politique de santé mentale intégrée

En conclusion, le ministre a appelé à la mobilisation de tous les acteurs, gouvernementaux, professionnels de la santé, société civile et partenaires internationaux, pour concrétiser cette vision. Il a souligné que la santé mentale ne saurait être dissociée du développement humain et social de la RDC.
En renforçant la lutte contre la malnutrition, en modernisant les équipements de diagnostic et en améliorant la prise en charge des populations vulnérables, le gouvernement entend faire du CNPP un modèle de référence, symbole d’un engagement durable pour le bien-être de tous les Congolais.
Lydia Mangala


