Hier samedi 22 mars 2025, trente-huit détenus de la prison centrale de Mbuji-Mayi, située au cœur du Kasaï-Oriental, ont retrouvé la liberté grâce à une grâce présidentielle accordée depuis décembre 2024.
La cérémonie de libération, marquée par une atmosphère solennelle, a été présidée par le Ministre provincial de la Justice, Maître Pascal Hernaince Ilunga, qui a tenu à rappeler l’importance pour les bénéficiaires de cette mesure de cultiver une conduite irréprochable pour éviter tout retour derrière les barreaux.
Une mesure de grâce pour désengorger les établissements pénitentiaires
La décision d’accorder la grâce s’inscrit dans une politique annuelle du Président de la République visant à réduire l’encombrement des maisons carcérales en libérant certains détenus dont les infractions sont jugées bénignes.
À Mbuji-Mayi, cette initiative a permis la libération de 38 prisonniers, tandis que dix autres détenus ont bénéficié d’une réduction de peine conformément aux dispositions de l’ordonnance présidentielle.
Lors de la relaxation, Maître Ilunga a remis des documents officiels attestant que chaque prévenu avait été libéré par grâce présidentielle. Il a précisé que cette opération faisait partie d’un effort global de désengorgement des prisons à travers la République Démocratique du Congo.
Un message d’encouragement et d’exhortation à la réinsertion
Dans son allocution, le Ministre provincial de la Justice a souligné l’importance de la réinsertion sociale des libérés. Il a notamment exhorté ces derniers à adopter une attitude exemplaire afin d’éviter toute récidive.
« Je vous encourage vivement à adopter un comportement qui ne vous ramènera plus derrière les barreaux. Cultivez une bonne attitude et faites preuve de responsabilité, car la liberté est un droit qui s’accompagne de devoirs envers la société. »
Il a également rappelé que la Constitution garantit la liberté de mouvement, un principe fondamental que chacun doit respecter pour assurer la sécurité et le bien-être collectif.
Un suivi rigoureux et une vision à long terme
Le dispositif de grâce et de réduction de peine s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer la gestion des établissements pénitentiaires en RDC. Le Ministre Ilunga a affirmé que, par appel nominal, chaque détenu a reçu son document officiel attestant de sa libération, garantissant ainsi une transparence totale dans l’exécution de cette mesure.
Cette démarche, qui a déjà fait ses preuves à d’autres occasions, se veut une avancée significative dans la lutte contre la surpopulation carcérale. Elle témoigne également d’une volonté politique de favoriser la réinsertion des détenus et de leur offrir une seconde chance, à condition qu’ils s’engagent dans une conduite responsable.
La grâce présidentielle, accordée chaque fin d’année, représente un levier essentiel pour alléger la pression sur le système pénitentiaire congolais. En plus des 38 détenus libérés, la réduction de peine pour 10 autres individus démontre la flexibilité de cette politique et son adaptation aux réalités du terrain.
Le Ministère de la Justice espère que cette opération incitera les bénéficiaires à se réintégrer durablement dans la société, en prenant conscience que la liberté retrouvée n’est pas acquise à tout prix, mais doit s’accompagner d’un engagement personnel ferme et d’un respect absolu des lois.
La libération de ces 38 détenus à Mbuji-Mayi, confirmée par la remise de documents officiels, marque une étape importante dans la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires en RDC.
Tout en offrant une seconde chance aux détenus, cette mesure rappelle la nécessité d’une réinsertion sociale responsable et d’un engagement à long terme pour une meilleure gestion du système carcéral.
La démarche, portée par le Ministère de la Justice, ouvre la voie à des réformes structurelles essentielles pour garantir la sécurité et la dignité des citoyens congolais.
Lydia Mangala


