Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a poursuivi le lundi 15 juin sa mission de travail dans la province du Sankuru par une série de visites d’inspection sur plusieurs infrastructures stratégiques de Lodja et du territoire de Lomela. Une démarche de terrain destinée à mieux cerner les obstacles qui freinent le développement économique de cette province enclavée du centre du pays.
De l’Office des routes au pont Lokenye, en passant par le poste d’accostage d’Okoto, les sites d’érosion le long de la Route nationale n°7 (RN7) ainsi que la mini-centrale solaire de Lodja, le membre du gouvernement a multiplié les descentes sur le terrain afin d’évaluer l’état des infrastructures essentielles à la mobilité des personnes et à la circulation des biens.
Ces visites ont permis de mettre en évidence les défis auxquels fait face la province, notamment les difficultés de transport, l’isolement de certaines zones de production et les contraintes liées à l’accès aux marchés.
Dans la même dynamique, Daniel Mukoko Samba s’est rendu à l’aéroport national de Lodja où il a inspecté les travaux de réhabilitation des deux pistes. Cette infrastructure est considérée comme un maillon essentiel pour améliorer la connectivité du Sankuru avec le reste du pays et faciliter les échanges économiques.
Pour le gouvernement, le désenclavement constitue l’un des leviers majeurs pour stimuler l’activité économique, attirer les investissements et renforcer les circuits de commercialisation des produits locaux.
La mission du Vice-Premier ministre s’est ensuite poursuivie dans le territoire de Lomela, à l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) de Mukumari. Jadis considéré comme l’un des principaux pôles agricoles de l’espace Kasaï, ce domaine de 2 445 hectares, dont près de 1 000 hectares de plantations d’hévéa, témoigne encore aujourd’hui du potentiel agricole considérable du Sankuru.

Sur place, Daniel Mukoko Samba a pu constater les difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs, notamment en matière d’évacuation des récoltes et de commercialisation. Malgré l’abondance des terres et les capacités de production existantes, le manque d’infrastructures adaptées continue de limiter l’exploitation optimale de ce potentiel.
À Ekuka, dans le secteur de Watambolo, le Vice-Premier ministre est allé à la rencontre des agriculteurs regroupés en coopératives. Il a salué les initiatives communautaires développées localement et encouragé les producteurs à poursuivre leurs efforts pour renforcer la production agricole.
Cette étape a également permis de recueillir les préoccupations des acteurs locaux et de mieux comprendre les contraintes qui pèsent sur les chaînes de valeur agricoles de la province.
Le gouvernement entend identifier les blocages qui freinent la production et la circulation des biens afin de mieux intégrer le Sankuru aux circuits économiques nationaux. Une ambition qui passe avant tout par l’amélioration des infrastructures, condition indispensable pour transformer le potentiel agricole et économique de la province en véritable moteur de développement.
Lydia Mangala


